Né au mois de janvier il y a 164 ans, Louis CABRIT (1853-19xx)

Louis Jean Antoine CABRIT est le deuxième grand-père de mon grand-père André, le père de sa mère, « Mémé Anna » (voir l’article sur le premier grand-père : Louis BROS)

Ascendance

Louis est le fils de François Jean CABRIT né le 21 novembre 1821 et de Marie LACOMBE née le 27 mars 1821. François Jean était né et vivait à Lugan, un hameau de Vabre. Marie à Laubiès, un autre hameau de la même commune. En 1853, Vabre comptait 1300 habitants.Il est donc fort probable qu’ils se connaissaient depuis toujours étant donné qu’ils sont nés la même année.

 
 

Louis a grandi avec ses parents mais n’a pas connu tous ses grands-parents. Il est établi que sa grand-mère paternelle ainsi que son grand-père maternel étaient décédés bien avant sa naissance. Sa grand-mère maternelle, Marianne Cayre, décède en 1861, alors que Louis a 8 ans. Par contre, je ne connais pas encore la date de disparition de son grand-père paternel. Les grands-parents ainsi que les parents étaient tous cultivateurs à Vabre. Dans la même commune vivaient également un oncle paternel (marié) ainsi qu’une tante maternelle (mariée), ainsi que d’autres CABRIT dont je n’ai pas encore trouvé le lien avec Louis. Le couple CABRIT-LACOMBE aura 4 enfants dont Louis est le deuxième.

 
 
L’église de Vabre-Tizac

Naissance et enfance de Louis

Alors que tout le monde se souhaite une bonne année 1853, Louis nait le 3 janvier à 6h du matin. Son père, 32 ans, le déclare à la mairie de Vabre à 10h. Les deux témoins requis sont sûrement des frères : Cyprien Andurand, 45 ans et Philippe Andurand, 41 ans, tous deux cultivateurs à Vabre. Ces deux personnes étaient déjà témoins au mariage des parents de Louis. Ce sont donc plus que de simples voisins et témoins par hasard.

 
Acte de naissance de Louis CABRIT

Son frère ainé Marcellin a alors presque 2 ans et demi. Lorsqu’il a lui même 2 ans et demi, nait sa première petite sœur Virginie puis 5 ans plus tard la deuxième Emilie. Il semblerait que dans cette famille aucun enfant ne soit mort en bas âge alors qu’à cette époque cela était encore très courant. En 1853, Napoléon III est Empereur des Français, il se marie le 20 janvier, soit deux semaines après la naissance de Louis. A cette époque, le suffrage universel est rétabli (pour les hommes de plus de 21 ans) mais les maires ont peu de pouvoirs dans leur commune. Dans les écoles communales, les instituteurs doivent dispenser une éducation religieuse! Les prix des denrées alimentaires sont assez élevés. En 1853, une nouvelle épidémie de choléra gronde. Pourtant, il semblerait que la famille CABRIT se porte bien. Les enfants grandissent, les hommes savent signer et seront plus tard propriétaires.

Adulte

Quand Louis atteint l’âge adulte, c’est la chute de l’Empire et le retour de la République (la 3ème). Le pouvoir d’achat est en hausse et la doctrine marxiste se répand. Le service militaire est réformé : les jeunes hommes doivent rester 5 ans dans le service actif puis 4 ans dans la réserve. Les registres matricules sont créés. Malheureusement, la classe 1873 n’est pas en ligne. Je n’ai donc pas accès à la fiche de Louis. En 1870, lorsque la guerre franco-prussienne éclate, Louis a 17 ans. Prend-il part au conflit ? Et son frère?

Sa femme: Marie ACQUIER

Sa femme Marie Sidonie ACQUIER est née le 28 mai 1863 (elle a donc 10 ans de moins) à Castanet (à 17 km à l’est de de Vabre), elle est la fille de Joseph ACQUIER et Séraphine Anne Julie MARRE. Son père est le maire du village, c’est pourquoi Marie ira faire des études. Un de ses frères sera huissier. Quoique cultivateurs, les ACQUIER sont une famille importante de la région. Marie était amoureuse de l’instituteur de Castanet mais malheureusement, son père décide qu’elle doit épouser un terrien. Elle se résout donc à brûler les lettres de l’instituteur et à épouser Louis CABRIT choisi par son père.

Le mariage

Louis et Marie se marient le 4 octobre 1890 en présence de leurs parents respectifs. Louis est déclaré « propriétaire et cultivateur à Lugan » ainsi que ses parents. Marie est sans profession et domiciliée comme il se doit, chez ses parents à Castanet, eux aussi « propriétaires et cultivateurs ». Emile ACQUIER, 31 ans, le frère de Marie est témoin, ainsi que Joseph FRAYSSINET, 36 ans, Cyprien POUX, 31 ans et Joseph POUX, 58 ans. Tous sont cultivateurs et savant signer. Un contrat de mariage a été signé le 18 septembre devant Maitre LACOMBE de Martiel (à 45 km de Castanet !). Je n’ai pas encore eu accès à ce contrat.

 
Signatures de l’acte de mariage de Louis et Marie

A cette époque, S. Carnot est président. Pour la première fois, le 1ermai est férié. Le permis de conduire fait son apparition, l’éclairage public se développe, ainsi que le téléphone. La première carte postale avec photo est envoyée. Mais une épidémie de grippe ravage l’Europe et la France.

Vie commune

Le couple devient propriétaire de la ferme de Cougoussac (commune de Vabre).

le hameau de Cougoussac

Le 15 juillet 1891 meurt la mère de Louis à 70 ans. Elle ne connaitra pas ses petits-enfants. En 1892 nait une première fille, Anna, mon arrière-grand-mère. Puis en 1895, le premier fils, Alfred. Suivent en 1896 Louise, en 1898 Gabriel Germain qui meurt à l’âge de 3 mois, Jean Joseph Léon en 1901 qui ne vivra que 11 jours, Thérésa en 1902, Paul en 1904 et enfin Elie Germain qui meurt à l’âge de 4 jours à peine. Louis et Marie ont donc 7 enfants dont 3 fils qui meurent en bas-âge. En 1903, Louis perd également son père. Sa belle-mère était décédée en 1894 et son beau-père en 1897. Leurs enfants ne grandissent donc pas longtemps avec leurs grands-parents.

Anna, la fille ainée se marie en 1913 avec Marius BROS, orphelin de père et de mère mais issu d’une famille de gros propriétaires et s’installe dans le centre ville de Villefranche.

 
 
Mariage d’Anna et Marius
avec ses parents et ses frères et soeurs

En 1914, la première guerre mondiale éclate et le fils ainé de Louis et Marie, Alfred, est appelé sous les drapeaux alors qu’il a 17 ans. Le 17 mai 1916, dans la Somme, il succombe à une maladie contractée au service. Le fils ainé est « Mort Pour la France ».

 

Dans les années 20, Thérésa, Louise et Paul se marient à leur tour et fondent une famille. Louise épouse un homme venu de loin et part vivre avec lui. Thérésa épouse un cultivateur de la région et s’installe à l’Albret (Sanvensa). Paul, seul fils survivant, s’occupe de la ferme familiale avec sa femme.

Le 22 de chaque mois, jour de foire, Louis et Marie rendent visite à Anna à Villefranche. Celle-ci habite alors avec ses enfants, André et Elia, au premier étage de la maison qui était autrefois une auberge.

A Cougoussac, grand-père Louis était toujours assis au bout de la table. Les domestiques étaient assis avec la famille. Louis était anxieux mais honnête, juste, travailleur et bon conseil. Sa femme Marie était gaie, entreprenante, et se tenait au courant des avancées scientifiques. C’est elle qui a fait installer l’électricité à la ferme, bien avant les autres habitants du village.

Fin de vie, décès et descendance

En 1930, un autre drame ébranle la famille CABRIT. Paul s’électrocute dans la cave de la ferme. Il laisse sa jeune femme et un fils de deux ans, Roger. Pour dédommager la veuve de Paul, la ferme de Cougoussac est vendue. Louis et Marie vont vivre chez leur fille Thérésa.

Louis meurt quelques années plus tard (il n’a plus le gout de vivre). Marie, veuve, vit alors 4 mois de l’année chez chacune de ses filles. Elle décède vers 1950.

Le nom CABRIT perdure grâce à Roger, le fils de Paul. Le contact avec la famille a été plus ou moins perdu car la veuve de Paul est partie s’établir à Albi où elle vendait des volailles. Roger est malheureusement décédé en 2013 mais un contact a été établi avec sa veuve. Roger a bien transmis son nom à la génération suivante.

Questions ouvertes

  • Quand le grand-père paternel de Louis est-ils décédé?
  • Qui vivaient dans la même ferme à Lugan: voir les recensements. Y-a-t-il eu d’autres enfants (fratrie de Louis) morts en bas-âge ?
  • Voir les Registres Matricules de Louis, d’Alfred et de Paul.
  • Quand Louis est-il mort exactement? Louis serait décédé quelques années après son fils Paul, donc au début des années 1930. Attention!! Un homonyme est décédé à Vabre en 1926! Un Louis CABRIT, fils de François et Marie LACOSTE! J’ai fait une demande à la mairie de Sanvensa car il est fort probable que Louis se soit éteint dans la ferme de sa fille Thérésa.

Né au mois de décembre il y a 157 ans: Louis BROS (1860-1911)

Louis BROS fait bien-sûr partie de la branche BROS ! Il est le grand-père de mon grand-père André. Il naquit et vécut en Aveyron dans la région de Villefranche-de-Rouergue : sur la commune de Morlhon (« Bessous » et « Puech Loup ») ainsi qu’au centre-ville de Villefranche.

Ascendance

L’arbre généalogique des BROS ne remonte pas très loin. Pour deux raisons : il y a beaucoup de BROS à Morlhon, berceau de notre famille semble-t-il, et les registres antérieurs à la révolution sont très difficilement lisibles.

 Le père de Louis BROS se nomme Jean (François) Louis BROS. Né en 1831 à Morlhon, il est cultivateur à Bessous, un hameau de cette commune. Il se marie avec Rose POUZOULET, originaire de Maleville, elle-même cultivatrice. Jean-Louis et Rose auront quatre enfants. Lui décède jeune, elle mourra 28 ans plus tard après une longue période de veuvage.

Naissance et enfance de Louis

???? Louis nait le 24 décembre 1860 à 17h à Bessous (Morlhon) en pleine veillée de Noël. Il est l’ainé, en bonne santé et c’est un garçon. Quel beau cadeau !

En 1860, Napoléon III dirige la France. Le développement des moyens de transport (chemin de fer) a permis de faciliter les importations de céréales. Le risque de famine est donc amoindri. Mais en 1862, le pays est touché par une grave épidémie de fièvre aphteuse. Les temps sont encore bien durs à la campagne.

Trois ans plus tard nait un deuxième garçon, Charles (Dominique), puis un troisième, Auguste Joseph en 1865 et enfin une fille Marie Rose en 1868. A 7 ans, Louis vit donc à la ferme avec ses deux parents, deux petits frères et une petite sœur qui vient de naitre. Louis côtoie également deux oncles et deux tantes BROS.

L’année 1868 est riche en émotions pour la famille BROS et le petit Louis en particulier. Après la naissance de sa sœur Marie Rose en mai, son frère Auguste Joseph meurt en juin âgé de deux ans et, en septembre, c’est son père qui décède. Une même maladie a-t-elle emporté le fils et le père ? La tuberculose et le choléra font rage à cette époque.

Dans le sud de la France, les vignes sont gravement touchées par le phylloxéra. Or les BROS sont propriétaires de plusieurs vignes. Heureusement, en 1870, lorsque l’Empire chute, les prix alimentaires baissent et le pouvoir d’achat augmente.

Louis grandit à Morlhon où il sera certainement scolarisé. En effet, il semblerait que, quoique cultivateur, Louis ait un bon niveau scolaire. Il lit et il écrit très correctement. L’armée notera sur sa fiche matricule « degré 3 d’instruction générale » soit « sait lire, écrire et compter ».

 
Ecole-mairie de Morlhon

En 1880, l’année de ces 20 ans, il est appelé sous les drapeaux. Etant « ainé de veuve », il est déclaré « apte au service » mais renvoyé dans ses foyers. Il n’accomplira qu’une période d’instruction de quelques semaines. Louis est brun, a des yeux châtains et mesure tout juste 1m64.



En 1885, la famille reçoit un terrible télégramme. Charles Dominique, le petit frère de Louis, vient de mourir loin de chez lui, à Cap Cépet, pendant son service militaire. De la fratrie, il ne reste plus que Rose et Louis.

On ne sait pas (encore) quand Louis et sa famille déménagent de Bessous à Puech Loup. Peut-être à la mort du père?

Les recensements de Villefranche (de 1896 à 1911) nous montrent que la famille d’Antoine BROS (l’oncle) habite Puechloup : Antoine, sa femme Philomène MOLES, leur fille Marie, leur gendre et leurs petits-enfants Firmin et Anna. On y trouve aussi la famille de François BROS avec sa femme Nathalie ANDURAND, leurs enfants Théophile, Emile, Marie et Olympe ainsi que la femme d’Emile, Adeline ROUZIERS. Malheureusement, nous ne savons pas quels sont les liens de parentés avec cette branche.

Sa femme : Marie (Julie) CADRES

Les parents de Marie se sont mariés deux ans avant la naissance de celle-ci. Le père, Joseph CADRES est homme d’équipe sur le chemin de fer d’Orléans. Il est originaire de Cabanès (commune de la Bastide-l’Evêque) mais un an avant le mariage, il s’installe à Saint-Julien-d’Empare. La mère, Victorine ROUZIERS (parente de Adeline ROUZIERS épouse Emile BROS ?) avait été orpheline très jeune de père (8 ans) et de mère (15 ans) et n’avait plus non plus ses grands-parents maternels. Elle habitait alors Ginestous.

Marie sera l’unique enfant du couple. Alors qu’elle a onze ans, on retrouve Marie avec ses parents au centre ville de Villefranche où ses parents sont désormais aubergistes. En fait, ils habitent la maison au 4 rue de la pépinière que Joseph et Victorine avaient rachetée le 2 septembre 1880 de Joseph Marre de La Bastide l’Evêque (transcription le 18/09/1880).

 
 

Un an auparavant, Joseph et Victorine avaient acheté également une vigne et deux maisonnettes à Bessous (Morlhon). Ont-ils alors rencontré la famille BROS ou se connaissaient-il déjà ? La famille semble avoir quelques moyens.

Le mariage

Louis et Marie s’unissent le 8 juin 1886. Louis a 26 ans et Marie 21. Le mariage est célébré à la mairie de Villefranche mais il se pourrait que la fête ait eu lieu à Puech Loup car dans l’acte de mariage, Louis est déclaré « cultivateur à Puech Loup ». De plus, on apprend que la mère de Louis (Rose POUZOULET) est cultivatrice à Puech Loup (elle est présente) et que le décès du père est survenu à Bessous en 1868. Louis n’habite donc pas encore en ville à cette période. Les parents de Marie sont également présents ainsi que leurs témoins :

  • Casimir LASSERRE, aubergiste, 24 ans, petit cousin de l’époux (d’où vient cette parenté ?)
  • Louis ROUZIERS, charron, 28 ans, Villefranche (un autre ROUZIERS de la famille ? Victorine ROUZIERS, mère de Marie CADRES a un neveu prénommé Louis qui est charron et qui avait 28 ans à cette date / il s’agirait donc du cousin germain de Marie)
  • Casimir MAZIERES, 29 ans, propriétaire
  • Auguste POMIES, 24 ans, cultivateur

Un contrat de mariage a été signé chez Maitre Vaissettes (Villefranche) un mois avant le mariage (malheureusement, le document n’a pas été versé aux archives pour l’instant). Il semblerait que le couple s’installe à Puech Loup dans un premier temps mais le 24 février 1888, Louis est heureux de déclarer la naissance de son fils Louis Marius Joseph à la mairie de Villefranche. Louis est alors « cultivateur » et Marius est déclaré « né dans sa maison d’habitation, Côte Pavée ».

Louis et Marie habitent-il déjà rue de la pépinière ? La « côte pavée » est une rue dans le même quartier mais les noms des rues changent. On retrouve les indications suivantes au gré des actes: « faubourg du pont », « rue du jeu de Paume » et donc « côte pavée ». S’agit-il de différentes adresses?

Plus étrange encore, en 1896, on les retrouve à Puech Loup dans les recensements : Louis 33 ans (il en a 36 !), Marie 27 ans (elle en a 31 !) et Marius 7 ans. C’est aussi là-bas que Louis reçoit sa carte d’électeur. Sur l’enveloppe, il est écrit « Louis BROS, conseiller municipal ». L’indication de l’âge semble montrer que Louis vivait à Puech Loup en 1905. Ici encore, Louis est déclaré « cultivateur ». Qu’en est-il de l’auberge à Villefranche ?

 
 

Les recensements indiquent que vivent « rue de la pépinière » : Joseph CADRES, 68 ans, « beau-père » ainsi que Louis BROS, 40 ans, « aubergiste, chef » avec Marie, 35 ans et Marius, 13 ans. Cinq ans plus tard, en 1901, Joseph est déclaré « rentier » mais Louis « cultivateur » et non « aubergiste ». Marius, qui a 18 ans, est « mécanicien ». Louis vivait-il en ville ou à Puech Loup ? Etait-il cultivateur ou aubergiste? Ou les deux?

 
 

Un événement a dû impressionner Louis. En 1904, l’effondrement de la mine de la Baume fait grand bruit. Après un craquement intense, une galerie s’écroule. Les habitants de Puech Loup, hameau qui se situe à 300m au-dessus de la mine, ont peur que leurs maisons ne soient emportées mais bien heureusement, rien ne bouge.


 

 

Fin de vie, décès et descendance

Le 13 décembre 1907, Marie meurt âgée de 42 ans. Louis est donc seul avec son fils presque adulte et son beau-père. Pourquoi Marie est-elle morte si jeune ? Quatre ans plus tard, le 10 août 1911, à l’âge de 50 ans, c’est Louis qui décède à son tour. Les causes de son décès ne sont pas connues mais c’est également bien jeune pour un homme au début du XXe siècle.

Louis est inhumé à Villefranche mais cette tombe est très étrange. On y retrouve à gauche « Louis BROS, décédé le 10 août 1911 », à droite « Victorine ROUZIES, sa belle-mère, décédée le 19 novembre 1891, âgée de 52 ans » et au centre « Marius BROS, son fils, décédé le 7-9-1918 » (alors qu’il est décédé le 7 novembre 1918 !).


 

Où sont donc Joseph CADRES (décédé le 18 juin 1908), le beau-père de Louis et Marie CADRES, sa propre femme (décédée en 1907) ?

 

 Et surtout, comment se fait-il que trois générations d’une même famille meurent en quelques années ? Victorine en 1891 (52 ans), Marie en 1907 (42 ans), Joseph en 1908 (74 ans, c’est honorable), Louis en 1911 (50 ans) et Marius en 1918 (30 ans).


 

Louis et Marie n’auront pas le bonheur de voir Marius, leur fils unique, se marier en avril 1913 avec Anna. Ils ne sauront pas non plus qu’ils auront un petit-fils en 1914, André. Mais … ils n’auront pas la douleur de perdre Marius de la grippe espagnole (ou d’une complication de sa bronchite chronique) en 1918.

Questions ouvertes

  • Comment les autres BROS à Morlhon sont-ils rattachés à notre branche?
  • Qui habite exactement avec qui à Morlhon / Puech Loup ?
  • Les différents ROUZIERS sont-ils d’une même famille?
  • De quelles propriétés Louis avait-il hérité? Il semblerait qu’il ait mis certaines terres et fermes en baillage. A creuser …
  • En 1896, le hameau de Puech Loup fait partie de la commune de Villefranche-de-Rouergue alors que Bessous reste rattaché à la commune de Morlhon. Quand le démembrement / rattachement a-t-il eu lieu ?
  • Pourquoi Marie CADRES est-elle notée sur le recensement de 1891 avec ses parents alors qu’elle est déjà mariée et a un fils de 3 ans?
  • Recensement au 4 rue de la pépinière : Jean (Jean-Louis) BROS et Mélanie (en fait Rose) POUZOULET, les parents de Louis. Que font-ils là?
 
 

 

 

Descendance de Paul CABRIT

A Cougoussac, la famille CABRIT avait deux fils (et trois filles). Alfred, l’ainé est mort pendant la première guerre mondiale, c’est donc à Paul que revenait la ferme. En 1928, il s’était marié à Marie MARTY. En 1929, le couple avait eu un fils: Roger Louis Alfred Marius. Malheureusement, Paul s’est electrocuté dans la cave de la ferme à Cougoussac en 1930. Sa veuve ne voulant pas reprendre la ferme, celle-ci fut vendue. Marie et son fils Roger partirent vivre à Albi où ils vivaient de la vente de volailles. Le contact n’était pas totalement coupé mais la vente de la ferme avait été mal accepté par la famille. Personne ne savait ce qu’était devenu Roger.

J’ai retrouvé Roger mais malheureusement, il est trop tard pour le rencontrer. Il est décédé en 2013 à Albi à l’âge de 83 ans. Sur son avis de décès, on peut lire qu’il est regretté par sa veuve, son fils et ses petits-enfants. Nous avons donc des cousins dans cette branche de la famille CABRIT.

Alfred CABRIT – mort pour la France

Le fils ainé de la fratrie CABRIT à Cougoussac est mort pendant la première guerre mondiale. Voilà les informations que j’ai pu trouver sur lui.

Alfred est mort dans la Somme au 38e régiment d’infanterie coloniale, 19e compagnie, loin de chez lui, d’une maladie contracté pendant le service (pneumonie double). Son nom se trouve dans le livre d’or des « morts pour la France ». Le lieu de sépulture est inconnu. Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Vabre-Tizac.

Son régiment pendant la guerre (source Wikipédia):
1914
Bataille de la Marne:
7 septembre : Amblaincourt
8 septembre : Beauzée sur Aire
10 septembre : Deuxnouds
Bataille de la Woëvre et des Hauts-de-Meuse:
26-27 septembre : Chauvoncourt
Douaumont, Bois des Caures
Côte Sainte-Marie, Cote 277, Ménonville
1915
Régiment engagé aux côtés du 37e Régiment d’Infanterie Coloniale à partir de 1915
Woevre: Avril à juillet : Bois-le-Prêtre
Champagne
De septembre à octobre : Trou Bricot : Main de Massiges
1916
Bataille de la Somme

Une semaine aux Archives Départementales de l’Aveyron (AD12)

Après une semaine passée aux AD12 à Rodez avec ma maman, j’ai une grande quantité de nouveaux documents. Voici les informations les plus importantes. J’ai photographié beaucoup de documents. N’hésitez pas à me demander des copies.

Recensements:
Alexis et Marie-Thérèse vivaient à Cransac au moins jusqu’en 1881 puis ils partent s’installer à Lanuéjouls où Alexis devient boulanger (après avoir été mineur). Ils y vivent avec Célestin, Augusta et Julien. Pour ses 15 ans, Augusta est domicilée à Lanuéjouls chez ses parents, ensuite elle n’apparait plus dans aucun registre. Pour ses 14 ans, Julien habite chez son grand frère Célestin, qui héberge aussi ses parents. A partir de 1926, Célestin héberge des ouvriers boulangers et des servantes. Simone, mariée à Paul ARDOUREL reprend la boulagerie. Sa mère Gabrielle y vivra jusqu’à sa mort. Ensuite, Paul hébergera ses parents jusqu’à leur décès.

A Planpuech, c’est Jean LHORTE et Marie CALVET qui dirige la ferme où ils vivent avec leurs deux filles Marie et Nancy (Léoncie). Chaque fille se marie (Marie avec Amédée DOMERGUE) mais reste vivre à la ferme avec leurs premiers enfants. Ils y avaient aussi plusieurs domestiques qui vivaient sur place. Nancy et sa famille déménagent. C’est le couple Marie/Amédée qui dirige la ferme avec leurs enfants quand ils sont en âge de travailler et ce jusqu’à 19 ou 20 ans et même à 33 ans pour Jean-Marie. En 1901, alors qu’Elina est déjà partie aux USA, les grands-parents DOMERGUE s’occupent de Fernande FAGEGALTIER, leur petite-fille.

A Villefranche, c’est Joseph CADRES et sa femme Victorine ROUZIERS qui sont propriétaires de l’auberge du centre ville (rue du jeu de Paume puis rue de la pépinière mais c’est la même maison) depuis 1880. Leur fille unique Marie y vit avec ses parents puis avec son mari Louis BROS originaire de Morlhon. Leur fils unique Marius y nait. Il y vivra toute sa vie, d’abord avec ses parents, ensuite avec sa femme et son fils André. Quand Marius était enfant, vivaient deux domestiques à l’auberge.

Certificats d’études:
Il semblerait qu’aucun de mes arrières-grands-parents n’aient eu le certificat d’études. Nous avons cherché dans tous les relevés des années de leur 11, 12 et 13 ans mais rien!!
Seule Gabrielle DOMERGUE a été inscrite à une session mais elle ne s’est pas présentée!

Actes notariés:
Nous avons retrouvé le contrat de mariage d’Alexis et Marie-Thérèse et celui de Célestin et Gabrielle. C’est par ce dernier que nous avons appris qu’Alexis avait légué la boulangerie à son fils le jour de son mariage. En fait, après avoir travaillé comme boulanger (employé), Alexis est devenu propriétaire de la maison entière et de la boulangerie en 1902 pour 5000 Fr. Il remboursa cette somme pendant des années et pu ainsi la transmettre à Célestin en 1910.

Ecole de Lanuéjouls:
Nous avons retrouvé toute l’histoire de la construction de l’école de Lanuéjouls en 1905. C’est à cette école qu’iront Denise et Simone car leurs parents ne voulaient pas qu’elles aillent à l’école du couvent.

André, pupille de la nation:
J’ai eu accès au dossier « pupille de la nation » de mon grand-père André. On y trouve les demandes de Mémé Anna pour la formation professionnelle et les débuts de la vie active de son fils. La plupart du temps, tout est refusé mais les documents sont très intéressants.

Registres militaires:
Nous avons retrouvé les Registres Matricules des principaux hommes de la famille. J’en parlerai dans un autre article.

Denise, institutrice:
Il est encore un peu trop tôt pour découvrir la vie d’institutrice de Denise. Mais nous avons pu trouver quelques listes de l’école Normale où son nom apparait. Elle est titularisée en 1936 et nommée à Villevayre (La Salvetat des Carts).

Maire et conseillers municipaux:
Sachant que le père de Maria ACQUIE était maire de sa commune d’origine, nous nous sommes penchées sur les résultats d’élections à Castanet. De 1876 à 1896, Joseph ACQUIE est élu maire de Castanet avec une écrasante majorité, parfois à l’unanimité. A partir de 1900, c’est son fils Emile qui entre en politique et devient conseiller municipal.
A Lanuéjouls, Célestin est conseiller municipal en 1925 sous le mandat de Henri Malet (1922 à 1932).

Les registres matricules

Je découvre dans les registres matricules mis en ligne que mes arrières-grands-pères n’ont pas vraiment fait la guerre.

  • Urbain Germain BERNARD a été affecté au service auxiliare pour cause d’obésité!
  • François FERLUS a été dispensé car il est fils unique de veuve.
  • Pour Louis Marius BROS, le conseil de révision note « faiblesse » et « développement musculaire insuffisant ». Il a été renvoyé de mois en mois dans ses foyers entre 1914 et 1916 pour maladie puis réformé définitivement pour « bronchite chronique ».
  • Célestin DELCAUSSE était boulanger dans l’armée.

Remontée dans le temps

Ce mois-ci, je me concentre sur les ancêtres directs mais éloignés dans le temps.
Grâce au site du cercle généalogique du Rouergue Généalogie Rouergue j’ai pu remonté de mariage en mariage:

  • jusqu’en 1685 du côté DELCAUSSE, 
  • 1726 du côté DOMERGUE, 
  • 1715 du côté CABRIT,
  • mais seulement jusqu’à la révolution française du côté BROS.

Les DELCAUSSE viennent de Sanvensa. Les recherches y sont fastidieuses car il y a beaucoup de branches avec ce même nom. Je compte faire des recherches dans les recensements pour y voir plus clair, au moins pour les derniers 150 ans.

Les DOMERGUE viennent de La Rouméguière, une ferme de Flagnac (aujourd’hui sur la commune de Décazeville). Amédée qui n’est pas l’ainé, partira s’installer à Planpuech en se mariant.

Les CABRIT sont de Vabre-Tizac mais l’achat de la ferme de Cougoussac est plutôt récent (début du XXe siècle).

Les BROS sont originaires de Morlhon. La propriété à Villefranche est elle aussi plutôt récente (fin du XIXe siècle).

Les frères et soeurs de Mémé Anna

Après en avoir longuement parlé avec Tatie Elia cet été, ce mois-ci, j’ai décortiqué les liens familiaux dans la famille CABRIT. Voici donc les frères et soeurs de Mémé Anna.

Louis CABRIT et Maria ACQUIE ont eu huit enfants à Vabre-Tizac dans la ferme de Cougoussac:

  • Anna, née en 1892 et morte en 1979, épouse Marius BROS. Veuve en 1918, elle épouse Gabriel BASTIDE dont elle divorce quelles années plus tard. Elle est la mère d’André BROS, mon grand-père, et Elia BASTIDE.
  • Alfred, né en 1895 et mort pour la France en 1916.
  • Louise, née en 1896, épouse Albert MARQUER
  • Gabriel Germain, né en 1998 et mort la même année.
  • Joseph, né en 1901 et mort la même année
  • Thérésa, née en 1902 et morte en 1993, épouse Emilien ALAUX, mère de Fernand (j’écrirai un autre article à ce sujet plus tard)
  • Paul, né en 1904, et mort électrocuté en 1930 (ici aussi, j’écrirai un autre article plus tard)
  • Elie Germain, né et mort en 1906.
Seulement quatre des huit enfants auront une descendance.
Voilà une photo de la famille le jour du mariage d’Anna et Marius. On y voit, en plus du couple: Louis et Maria (les parents), Alfred ( en haut à gauche), Louise (en haut, à droite), Thérésa (en bas, à gauche) et Paul (en bas, à droite).