Né au mois de mars, il y a 199 ans: Joseph CAMMAN (1819-1891)

Joseph CAMMAN est le grand-père du grand-père paternel de ma mère. Il est le père d’Irma CAMMAN qui épousera Fidel BERNARD.

La famille CAMMAN est originaire de Pardailhan dans l’Hérault. Pardailhan est une commune qui compte 1170 habitants au début du XIXe mais qui n’en compte plus aujourd’hui que 180! La population a été considérablement réduite après la première guerre mondiale.

 

Le patronyme CAMMAN n’est pas très répandu en France. On le retrouve à l’origine surtout dans l’Hérault et dans l’Aude. Le nom représente la variante de « camand », forme de l’ancien français « caimand » mendiant, quémandeur.

 Ascendance :

Le père de Jospeh, né en 1799, se nomme Cyprien. Il est agriculteur et originaire de Pardailhan. La mère se nomme Victoire DECOR, elle aussi née en 1799. Les parents de Joseph vivront très vieux. Cyprien décède à 89 ans et Victoire à 90 ans.

Les grands-parents paternels sont Joseph CAMMAN (1765-1855) et Marguerite DECOR (1759-1824). Les grands-parents maternels sont François DECOR (1762-1838) et Modeste CATHALA (1764-1842). François et Marguerite sont parents à la 4èmegénération. En fait, à l’époque, à Pardailhan, il y a beaucoup de CAMMAN, DECOR et CATHALA!

Decor : L’origine du nom n’est pas connue.

Cathala : bien plus répandu, également originaire de l’Hérault, l’Aude et le Tarn. Variante de « catala », nom ethnique désignant l’originaire de la Catalogne.

Oncles et tantes :

Cyprien a trois frères (dont un mort à un an et un autre à 17 ans en 1813), un demi-frère et trois demi-sœurs par sa mère. Victoire a quatre sœurs et quatre frères.

La famille CAMMAN-DECOR est donc une très grande famille ou les parents, grands-parents, oncles, tantes, cousins et cousines cohabitent à Pardailhan. Une partie de la famille déménagera pour Quarante dans les années 1850.

Naissance et fratrie :

Joseph né le 16 mars 1819, un an après le mariage de ses parents qui ont tous les deux 19 ans. Il est donc le fils ainé et aura ensuite deux frères : François (janvier 1821-1856) et Adrien (décembre 1821-après 1911) puis une sœur, Modeste (1825-après 1911).

Sa femme … et cousine germaine : Marie Anne DECOR

Marie Anne, née à Pardailhan en 1824, est la fille de Pierre DECOR, un des frères de Victoire (souvenez-vous, c’est la mère de Joseph). Victoire, sa tante, devient donc également sa belle-mère par ce mariage.

Marie Anne est orpheline très tôt. Sa mère meurt quand elle avait 6 mois et son père quand elle avait 15 mois. Ses grands-parents maternels ne peuvent pas la prendre en charge car ils ne vivent pas longtemps non plus. C’est donc chez ses grands-parents paternels que Marie Anne grandira. Ces grands-parents là qu’elle partage avec son mari Joseph !

Marie Anne a un frère ainé, lui aussi prénommé Joseph, qui a 3 ans de plus qu’elle.

 
 
 

Mariage, vie commune et enfants :

Joseph et Marie Anne se marient le 6 mars 1843 à Pardailhan. Sont témoins de leur union:

Joseph Decor, le frère de Marie Anne (22 ans), un autre Joseph Decor, cousin des époux (40 ans), Modeste Cathala (grand-mère de Marie Anne et tutrice de celle-ci), Victoire Decor et Cyprien Camman, parents de Joseph.

 
Joseph Camman / Marie Anne Décor / Cyprien Camman
(Montagne) / Joseph Décor / (Lignous)
Cathala / Joseph Décor
 

Ce n’est, semble-t-il, qu’en 1847 que nait leur premier enfant : Joseph Cyprien Floréal. Pourquoi « Floréal » ? La famille a-t-elle été révolutionnaire ? Viennent ensuite Léocadie en 1849, Irma (mon aïeule) en 1852, Marie en 1857, Irénée Lucien en 1859, Joséphine en 1863 et enfin Olympie en 1869, alors que Marie Anne a 45 ans.

Les trois premiers enfants naissent à Pardailhan. Tous les suivants à Quarante. La famille (incluant les parents Cyprien et Victoire ainsi que le grand-père Joseph) a donc déménagé pour s’installer à Quarante (lieu-dit Barrès) entre 1852 et 1855, date à laquelle le grand-père y décède. Pourquoi ?

Les enfants grandissent et se marient à leur tour. Joseph et Marie Anne ont la joie de vivre ces mariages et les naissances de leurs petits-enfants Ida, Joseph Gaston Augustin, Irène, Félice, Louise, Antoinette, Calvin, Charlotte, Germain (mon arrière-grand-père), Valentin Armand, Louise, …

Joseph CAMMAN décède le 29 juillet 1891, à l’âge de 72 ans. Sa veuve Marie Anne décèdera en février 1905 (81 ans) à Barrès, Quarante.

Née au mois de mars, il y a 201 ans: Marie MANHES (1817-1884)

Marie MANHES est l’arrière-grand-mère de ma grand-mère paternelle Denise. Elle est l’épouse de Jean DOMERGUE et mère d’Amédée DOMERGUE (voir ici).

Situation géographique :

Marie est originaire de Cassaniouze dans le Cantal, à quelques kilomètres de la limite du département de l’Aveyron. Cette commune comptait au début du XIXe siècle environ 1600 habitants. Aujourd’hui, c’est un tout petit village de 500 habitants. Cassaniouze est une commune de moyenne montagne à une altitude entre 205m et 687m.

 
http://www.mesvoyagesenfrance.com/D15/Cassaniouze.html
http://www.mesvoyagesenfrance.com/D15/Cassaniouze.html

Contexte historique :

En 1817, lorsque Marie vient au monde, la France est en pleine crise économique. Celle-ci amène la disette et des troubles de l’ordre. Le blé doit être importé d’Ukraine. Napoléon est à Sainte-Hélène et c’est Louis XVIII qui régit le royaume de France depuis deux ans (c’est la Restauration).

 
Louis XVIII
 

Nom de famille:

La branche paternelle de Marie s’écrit MANHES qui est le nom d’un hameau dans le Cantal. Mais à partir du milieu du XIXe siècle, on retrouve aussi le patronyme « MAGNES » qui viendrait alors du mot latin « magnus » (le grand). Aujourd’hui, on retrouve encore les deux orthographe même si « MANHES » prédomine.

Le patronyme de Marie s’écrit MANHES à sa naissance et à son mariage mais on trouve l’orthographe « MAGNES » sur les actes de naissance de ses enfants. L’officier d’état civil de Décazeville a dû écrire le nom phonétiquement lorsque Jean est venu déclarer les naissances. A son décès, dans l’acte, le nom est MAGNES.

Parents, grands-parents et fratrie:

Les parents de Marie sont cultivateurs (propriétaires) et tous les deux originaires de Cassaniouze. Jacques, le père, est né en 1783 et Marie Jeanne MOLINIE, la mère, en 1776. Ils vont donc connaître tous les deux la Révolution et vivre la chute (puis le retour) de la royauté en France.

Ils se marient le 2 mars 1813 à plus de 30 ans. Peut-être Jacques a-t-il d’abord servi dans les troupes impériales de Napoléon 1er ? Pour l’instant, je ne trouve pas son nom dans les registres matricules.

Leur mariage tardif (elle a 37 ans) explique peut-être le fait qu’ils n’auront apparemment que deux enfants. Deux ans après leur mariage, nait François en mars 1815. Puis deux ans plus tard, Marie le 5 mars 1817. A noter la répétition du mois de mars avec un mariage et deux naissances !

Marie ne connaitra pas ses grands-parents. Du côté paternel, Pierre MANHES décède en 1816 (81 ans) et Marie MALBERT en 1798 (56 ans). Du côté maternel, François MOLINIE décède en 1804 (64 ans) et Marie ASSIE en 1817.

Mariage et vie commune :

C’est en 1847, à l’âge de 30 ans, que Marie épouse Jean DOMERGUE de la Romiguière à Flagnac (voir ici).

Marie et Jean auront 4 enfants : Jean Marie Auguste Alphonse nait juste 9 mois après le mariage de ses parents. Puis viennent Amédée en 1849, Emile François Augustin en 1850 et Marie Mélanie en 1853. Tous vivent à la ferme de la Romiguière avec les parents et la fratrie de Jean, le père.

Amédée épouse Marie LHORTE en 1875 et part vivre à Planpuech. Je ne sais pas ce que devient le frère cadet mais Marie Mélanie épouse en 1877 Jean-Baptiste FIRMINHAC.

L’ainé, célibataire, habite à Agnac où il héberge ses parents (Jean et Marie MAHNES). Marie y décède le 15 août 1884 à l’âge de 67 ans. L’année suivante, Jean Marie Auguste Alphonse épouse Marie Bélarie DELSOL, une jeune fille de 21 ans, orpheline de mère à 16 ans, certainement pour avoir une femme qui gère la maison.

Né au mois de février, il y a 170 ans: Pierre COLOMBIER (1848-1916)

Né au mois de février, il y a 170 ans: Pierre COLOMBIER (1848-1916)

Pierre COLOMBIER (époux de Marie MONIS) est le grand-père maternel de ma grand-mère Jeanne, soit mon sosa 30.

Les COLOMBIER sont originaires de Lunel et ce depuis au moins la fin de XVIIe siècle où je remonte à un Guillaume COLOMBIER marié à une Elisabeth FABRE. Pierre (sosa 30) est le quatrième « Pierre » de la lignée : Guillaume (sosa 480) –>Pierre (240) –>Pierre (120) –>Pierre (60) –>Pierre (30) –>Jeanne (15) –> Jeanne (7) ma grand-mère!

C’est à cause de cela que j’emploie ici les numéros « sosa » spécifiques à la généalogie et qui permettent de situer un ancêtre.

Lunel se situe entre Montpellier et Nîmes. La plaine de la « petite Camargue » permet l’élevage des taureaux noirs et des chevaux blancs de la race Camargue des manadiers. La plaine littorale et les coteaux se prêtent à la vigne. Les COLOMBIER sont d’ailleurs tonnelier de père en fils depuis des générations.

A la naissance de Pierre, il y a environ 6700 habitants à Lunel. Dans la région, c’est une ville importante pour le commerce.

Les parents de Pierre sont donc Lunellois tous les deux. Ses grands-parents paternels, Pierre COLOMBIER et Elisabeth BERNARD ainsi que ses grands-parents maternels Maurice VACHE et Catherine VEDEL vivent à Lunel. Pierre ne connaitra pas grand-père Maurice, décédé 12 ans avant sa naissance et seulement très peu grand-Mère Catherine qui décède lorsque Pierre a deux ans. Mais il aura la chance de grandir avec ses grands-parents paternels jusqu’à l’âge adulte (entre 30 et 37 ans).

Son père Pierre (60) a plusieurs frères et sœurs (4 frères dont deux morts en bas âge, et deux sœurs). D’après les recensements, cette fratrie et leurs parents ont vécu longtemps tous ensemble.

Sa mère Antoinette VACHE a au moins un frère Jean Maurice qui vit aussi à Lunel (en 1851, il est même recensé chez sa sœur et son beau-frère).

Pierre (30) est le premier enfant du couple Pierre/Antoinette. Il nait 18 mois après le mariage de ses parents.

 
acte de naissance de Pierre
 

Viennent ensuite Maurice Auguste en 1851 et Adelaïde en 1856.

La mère de Pierre, Antoinette, meurt en 1869 à Béziers alors qu’elle n’a qu’environ 45 ans. En 1856, toute la famille habite encore à Lunel. Quand ont-ils déménagé à Béziers et pourquoi ? Il est fort probable que Pierre (le père) ait eu des relations commerciales avec des biterrois.

En 1868, Pierre doit faire son service militaire. Il est alors tonnelier et domicilié à Béziers. Pierre sera soldat de la Garde Nationale Mobile (c’est encore Napoléon III qui est au pouvoir) et fera la guerre franco-prussienne de 1870-71. On découvre son apparence décrite sur le registre matricule : cheveux et sourcils châtains foncés, yeux châtains, front découvert, nez petit, bouche moyenne, menton a fossette et visage ovale. Pas de marque particulière.

registre matricule
Sa femme Marie (Thérèse) MONIS:

Marie a un an de moins que Pierre. Ses parents sont André MONIS et Alexandrine PUEL, tous deux biterrois. Son grand-père paternel a été soldat de Napoléon Ier et a reçu la médaille Sainte-Hélène. Marie a un oncle paternel ainsi que deux frères ainés, tous deux tonneliers. La famille MONIS habite déjà rue d’En-Vedel, au coin de la rue Française (future librairie Ferlus).

Le mariage : il est facile de deviner comment Pierre et Marie se sont connus. Leur famille respective travaille dans le monde du vin et en particulier celui du tonneau de vin.

le métier de tonnelier au début du XXe siècle

Le mariage a lieu à Béziers le 25 octobre 1872. Les parents de Marie sont présents ainsi que le père de Pierre (sa mère est morte 3 ans auparavant). Les époux ne signeront pas de contrat de mariage. Leurs témoins ne font pas partie de leur fratrie, ce sont sûrement des amis (ils ont le même âge) : un peintre, un tonnelier et un plâtrier.

signatures au bas de l’acte de mariage

Le couple s’installe au 3 avenue de la gare à Béziers. En 1873 nait leur premier enfant, Louise, puis en 1875 Pierre, en 1878 Jeanne, mon aïeule, et en 1884 Louis. Tous les quatre grandiront et se marieront. Pierre et Louis seront tonnelier comme leur père et leur grand-père avant eux. Louise épousera un instituteur public et Jeanne un libraire.

En 1906, Pierre et Marie ainsi que leurs 4 enfants adultes (plus les gendres et les belles-filles) habitent à Béziers : Louise et Alfred GAYRAUD dans le quartier des poètes (rue du Midi), Pierre et Marie BESOMBES dans le quartier de la citadelle (rue du fer à cheval), Jeanne et François FERLUS dans le quartier de la Madeleine (rue Paul Riquet) et enfin, le fils le plus jeune Louis et sa femme Jeanne FAU, hébergés chez le couple Pierre COLOMBIER et Marie MONIS, dans le quartier de poètes (rue de l’hirondelle).

 

La fratrie COLOMBIER (+ Jeanne FAU)

Pierre (30) décède le 15 octobre 1916 à Béziers, rue des sœurs grises (maison de la famille SALASC et FERLUS). A la fin de sa vie, il était aveugle et portait des lunettes bleues. Il aura eu la chance de connaître la plupart de ses petits-enfants (sauf France FERLUS, née en 1917 et Robert COLOMBIER né en 1920). Il avait 68 ans.

 

Né au mois de février il y a 169 ans: Amédée DOMERGUE (1849-1921)

Amédée DOMERGUE est le père de mon arrière-grand-mère paternelle Gabrielle (épouse Célestin DELCAUSSE). Il est né au milieu du XIXe siècle et à vécu à La Romiguière, sur les hauteurs de Decazeville, puis après son mariage, à Planpuech (Valzergues). Il était cultivateur. Il est décédé au début des années 20. Pour une meilleure compréhension du texte qui suit, voir l’arbre à la fin de l’article.

Ascendance et parentèle:

Amédée est le fils de Pierre Jean DOMERGUE, propriétaire cultivateur, né le 29 mars 1812 à « La Romiguière » ou « Rouméguière » (à cette date encore sur la commune de Flagnac). La famille DOMERGUE vit à cet endroit depuis des générations. Je remonte à un Jean DOMERGUE, né en 1684, qui vivait déjà à Flagnac.

 
 

Jean est marié à Marie MAGNES, née le 15 mars 1817 à Cassaniouze dans le Cantal. Il y a 25 km entre les deux villages. Comment les parents d’Amédée se sont-ils rencontrés? Y avait-il une foire à Conques, par exemple, à laquelle il se seraient rendu tous les deux?

 
 
 

Jean et Marie s’unissent le 2 février 1847. Toute la famille DOMERGUE a fait le déplacement à Cassaniouze (les parents et les frères Auguste et Marcellin). Le couple s’installe à la Romiguière. Ils n’y vivent pas seuls. Les parents de Jean et ses grands-parents paternels sont également à la ferme ainsi que ses trois frères: Jean Antoine (1813-1845) et sa femme Jeanne Rose DESTRUELS (1824-xx), Augustin Auguste (1818-xx) et Jean Marcellin (vers 1825-xx). Plusieurs générations de DOMERGUE se côtoient donc à La Romiguière.

 
La Romiguière
 

Un premier fils, Jean Marie Auguste Alphonse, nait 9 mois après le mariage de ses parents. Il vivra plus tard à Agnac avec sa femme Marie Bélarie DELSOL. Il hébergera ses parents à la fin de leur vie. Je ne sais pas qui reste à La Romiguière et reprend la ferme.

Naissance et enfance d’Amédée:

Lorsque Amédée nait le 9 février 1849, il a donc un grand frère de 15 mois. Après lui naitront Emile François Augustin le 13 mai 1850 (Amédée a tout juste 15 mois lui aussi) et Marie Mélanie le 26 février 1853 (Amédée a 4 ans).

Lorsque son père le déclare à la mairie, il donne à Amédée les prénoms suivants: Jacques François Léon Amédée. On remarquera que pour le choix des prénoms la famille reste d’une part très traditionelle mais se permet d’autre part d’être innovante: Jean comme le GPP, Marie comme la GMM, Auguste comme l’oncle, Jacques comme le GPM mais d’où viennent Alphonse, Amédée, François, Léon, Emile et Mélanie? Peut-être des parrains et marraines? Au milieu du XXe siècle apparaissent beaucoup de nouveaux prénoms. Les parents DOMERGUE suivent-il la tendance générale?

Qui Amédée a-t-il connu dans son enfance et sa jeunesse? Ses grands-parents ont vécus longtemps. Pour son GPP, je ne trouve pas d’acte de décès mais sa GMP Anne Rose GUILLEBASTRE née vers 1788, décède le 15 mai 1869 à La Romiguière à 81 ans!

Dans le Cantal, son GPM Jacques MAGNES (agriculteur, propriétaire) né le 22 janvier 1783, décède le 15 novembre 1855 Cassaniouze à 72 ans, sa GMM Marie Jeanne MOLINIE née le 22 novembre 1776, décède le 19 juillet 1856 Cassaniouze à 79 ans. Amédée grandit aussi avec ses oncles paternels et leurs familles.

Jeune adulte :

A 20 ans, Amédée doit faire son service militaire. Il a bien été appelé au service mais a été remplacé. Pourquoi?

Il n’y a pas de changements notoires dans sa vie de jeune adulte mais ses parents et son frère ainé Jean Marie Auguste Alphonse habitent Agnac en 1884/1885. Pourquoi?

Novembre 2020: En fait, la famille n’habite pas Agnac qui est le hameau voisin. La ferme familiale de la Romiguière se situe au bord d’une route à mi-chemin entre Decazeville et Agnac. Suivant la période, la ferme est rattachée à l’un ou à l’autre. Sur certains actes, on retrouve donc « La Romiguière » , sur d’autres « Agnac » mais il s’agit toujours de la même habitation.

Sa mère meurt le 15 août 1884 (67 ans) et son père, dix ans plus tard, le 10 mai 1894 (82 ans).

Sa femme: Marie Victorine LHORTE

Marie nait en 1854 (elle a donc 6 ans de moins qu’Amédée). Ses parents sont Jean LHORTE et Rose CALVET. La famille LHORTE vit à Planpuech (Valzergues). Rose jusqu’en 1898 et Jean jusqu’en 1900. Sa sœur Nancie, de 4 ans sa cadette, vit aussi à Planpuech (avec son mari et ses deux enfants) au moins jusqu’en 1886. Plusieurs domestiques vivaient et travaillaient également à la ferme. La ferme de Planpuech appartient aux LHORTE. Marie et Nancie n’ont pas de frères, c’est donc Marie qui héritera de la ferme.

 
Planpuech (Valzergues)
 

Mariage et vie commune:

Amédée et Marie s’unissent le 29 janvier 1875. Amédée a 26 ans, Marie 21. La même année, en novembre, nait leur premier enfant: une fille, Elina.
Naissent ensuite Jean-Marie (Amédée) en 1877, Félicie Marie Léoncie en 1878 qui décède à 11 mois, Marius en 1881.
En 1882 et 1884, c’est Nancie, sa belle-soeur qui accouche d’abord d’un garçon puis d’une fille.
Il faut attendre 1888, donc 7 ans, pour voir naitre Gabrielle, puis Raoul en 1890, Edouard en 1892 et Rachel Berthe en 1894 qui décède à l’âge d’un mois.
En grandissant, les enfants aident à la ferme. Jean-Marie y restera même assez longtemps car à 33 ans, il est encore recensé comme « ouvrier agricole chez Domergue » à Planpuech. Par la suite, il épousera Zoé et s’installera comme vigneron à Lézignan-Corbières.
En 1895, un an après la naissance et la mort de sa dernière petite soeur, Elina se marie avec Romain FAGEGALTIER. Ils auront une petite Fernande qui vivra quelques temps chez ses grands-parents car Elina et Romain partent s’installer aux Etats-Unis. Fernande les rejoindra vers 6-7 ans.
En 1905, un drame ébranle la famille. Marius qui allait bientôt finir son service militaire, s’y noie.

En 1910, Gabrielle se marie avec Célestin DELCAUSSE. Elle s’installe avec lui à la boulangerie de Lanuéjouls, qu’il vient d’hériter de son père Alexis.
Edouard décide de suivre sa soeur Elina à San Francisco. Il y épousera une française de Decazeville, Marie-Louise Marquet. Le couple n’aura pas d’enfants. Edouard écrit beaucoup à sa famille et envoie des photos mais il ne reviendra jamais en France car il est considéré comme déserteur. Pour une description détaillée de la vie d’Edouard et Elina aux USA, voir ici et ici.
Raoul reprend la ferme de Planpuech. Il épouse Alphonsine Zénobie BRUGEL avec qui il aura 3 enfants.

 
 
Amédée et Marie avec leurs plus jeunes enfants: Edouard, Gabrielle et Raoul
 

Amédée s’éteint le 4 janvier 1921 à l’âge de 72 ans. Marie, sa veuve, était encore en vie en 1936.

 

 

 

Née au mois de janvier il y a 158 ans: Marie VIDAL (1860-1948)

Marie VIDAL (épouse FERLUS) était la grand-mère paternelle de ma grand-mère Jeanne.  Elle est née à Béziers mais ses parents étaient tous les deux originaires du Tarn qui devient donc un nouveau département de recherches pour moi.

Contexte historique

Marie VIDAL a vécu pendant la deuxième moitié du XIXe siècle et la première moitié du XXe. Elle aura vécu la guerre franco-prussienne en 1870/71 lorsqu’elle était enfant ainsi que la chute de l’Empire, l’industrialisation de la France, en particulier le développement économique de la ville de Béziers mais aussi les deux guerres mondiales.

Ascendance et fratrie

Les parents de Marie sont originaires du Tarn. Son père, Jacques VIDAL, est né le 3 avril 1823 au Vintrou, un tout petit village de 400 habitants (aujourd’hui, il en reste à peine 80), non loin de Mazamet. La famille VIDAL est propriétaire au Mariech, un hameau du Vintrou.

Sa mère, Jeanne ALBERT, est née le 16 décembre 1832 à Castelnau-de-Brassac, un village de 4500 habitants (800 aujourd’hui). Elle est la fille d’un tisserand. Les deux villages sont éloignés de 20 km l’un de l’autre mais c’est une région montagneuse (Monts de Lacaune). A pied, on mettait près de 4h30 pour aller de l’un à l’autre. 

 
 
 
 

Jacques et Jeanne se marient à Béziers. Je ne sais pas s’il se sont rencontrés dans le Tarn et sont partis ensemble pour Béziers ou s’ils sont venus s’installer à Béziers chacun de leur côté et qu’ils se sont rencontrés dans un groupe de Tarnais exilés à Béziers. Ce genre de groupe régional était fréquent à cette époque.

C’est donc à Béziers (à 90 km de leur village de naissance) que Jacques et Marie s’unissent le premier mars 1854. La mère de Jacques est décédée en 1841 mais son père fait le déplacement et assiste au mariage de son fils. Les parents de Jeanne ne sont pas présents. Jeanne présente leur consentement écrit, signé devant notaire. Jacques est alors scieur de long, Jeanne est sans profession. Que faisait-elle donc seule à Béziers?

Un an après leur mariage né un premier enfant Jacques qui décède 2 ans plus tard.

 
 
 

Naissance et enfance de Marie

Trois ans plus tard, le 24 janvier 1860 nait Marie VIDAL, le deuxième enfant du couple. Son père a 37 ans, sa mère 28. Alors que la famille vivait encore au 23 place du cirque trois ans auparavant, elle habite à cette date au faubourg du pont, route Impériale, maison Gayet. Certainement sur l’actuelle D612B, avenue Henri Galinier.

 
 
 

Marie est fille unique. Il semblerait qu’elle n’aille pas à l’école dans son enfance. Lorsqu’elle a 11 ans, son père décède (il avait 48 ans). Il meurt à son domicile (14 rue Cordier). Etait-il malade ou s’était-il blessé en pratiquant son métier ? Jeanne se retrouve veuve à 39 ans. Elle ne remariera pas. Marie grandit donc uniquement avec sa mère.

Son mari Etienne FERLUS

Etienne est le deuxième fils de François Noël FERLUS (voir ici). Il a 6 ans de plus que Marie. Il est fruitier. Son père était « jardinier » donc marchand de fruits et légumes. Je pense que « fruitier » est en fait le même métier et qu’il a dû l’apprendre avec son père. Son grand frère François est « représentant de commerce ». C’est donc toute une famille de commerçants. Marie a surement rencontré Etienne aux Halles de Béziers car ils y travaillaient tous les deux. Lui, vendeur de fruits et elle vendeuse de volailles et lapins.

Le mariage

A sa naissance, Etienne se nomme FARLUS. Depuis quelques générations, il y a, sur certains actes d’état civil, une faute dans l’orthographe du nom de famille. Ceci est surement dû à la prononciation du nom dans le sud. Etienne ne fera rectifier son nom par le tribunal d’instance de Béziers qu’en 1895. Le nom du couple est donc officiellement FARLUS au moment de leur mariage.

Marie VIDAL et Etienne FARLUS/FERLUS se marient le 19 avril 1879. Marie a 19 ans. Les parents d’Etienne sont présents tous les deux (François Noël assiste de justesse au mariage de son fils, il décède 3 mois plus tard) ainsi la mère de Marie (veuve depuis des années). Les fiancés habitent chacun chez leurs parents respectifs. Marie et Etienne ne passent pas de contrat de mariage devant notaire. Les témoins sont Victor BAUDRAN, carrier, 28 ans ; Isidore BENNES, serrurier, 31 ans ; François GUINOT, plâtrier, 26 ans et Jean PLANES, plâtrier, 29 ans. Les quatre témoins signent l’acte de mariage avec Etienne et l’officier d’état civil. Les parents et Marie elle-même ne signent pas. Il semblerait donc que Marie ne sache pas écrire, mais je pense qu’elle sait compter : elle est marchande !

Vie commune

Neuf mois et demi plus tard, Marie accouche d’un garçon qui se prénomme François dans la plus pure tradition familiale. Malheureusement, son mari Etienne meurt alors que le petit François a à peine 18 mois. Marie se retrouve veuve à 21 ans avec un bébé.

Vie de mère et grand-mère

En 1883, soit 2 ans plus tard, un nouveau malheur s’abat sur Marie. Sa mère, Jeanne ALBERT, meurt à 51 ans. Elle s’installe alors avec Annote, sa belle-mère, elle-même veuve de François Noël, au 10 rue des sœurs grises (rue Saint Félix). Je pense que François, son beau-frère, vécut à cette même adresse avec sa femme Noëlie pendant quelques années car c’est le domicile indiqué à son décès en 1917.

Annote décède en 1901 à 70 ans. Un an plus tard, François, le fils de Marie, épouse Jeanne COLOMBIER. 

François Ferlus et Jeanne Colombier au début du XXe siècle
 
 
 
 

Marie peut à présent profiter de ses petits-enfants qui naissent entre 1906 et 1917 : Anne, Jeanne, Etienne et France. Marie habite chez son fils et sa belle-fille au 19 rue Paul Riquet. Elle est « marchande de salaisons » (son propre patron). La famille vit ensuite au 9 rue du chapeau rouge. Malheureusement, une de ses petites-filles (France) et son fils François meurent à 2 mois d’intervalles de la grippe espagnole en 1918. Le sort s’abat sur cette famille. Marie aide alors Jeanne COLOMBIER à élever ses trois enfants dans la maison au 4 rue d’en Vedel à côté de la librairie. 

Elle aura la chance de voir naitre ses arrière-petits-enfants. Elle décède le 27 mai 1948 à Béziers à l’âge de 88 ans. A cette date, elle se trouve au 17 rue Viennet, une toute petite rue à 200m des Halles. Avait-elle à nouveau déménagé? Avec qui vivait-elle?

 
 
 

Questions ouvertes

  • Marie a-t-elle eu beaucoup de contacts avec ses grands-parents dans le Tarn ?
  • A-t-elle aussi travaillé à la librairie ?
  • Les nombreux déménagements des parents de Marie et d’elle-même après son mariage. Pourquoi autant d’adresses différentes dans une même ville?
  • A la campagne, la plupart des veuves se remarient rapidement. ici, les femmes semblent prendre une autre voie. Elles travaillent en ville et élèvent leurs enfants seules ou avec d’autres femmes de la famille. Etait-ce courant en ville?
  • Rectification du nom FERLUS à quelle occasion? (pas de mariage ou de naissance à cette date)
  • Marie était sa propre patronne aux Halles. Son commerce était-il florissant?

 

Né au mois de janvier il y a 164 ans, Louis CABRIT (1853-19xx)

Louis Jean Antoine CABRIT est le deuxième grand-père de mon grand-père André, le père de sa mère, « Mémé Anna » (voir l’article sur le premier grand-père : Louis BROS)

Ascendance

Louis est le fils de François Jean CABRIT né le 21 novembre 1821 et de Marie LACOMBE née le 27 mars 1821. François Jean était né et vivait à Lugan, un hameau de Vabre. Marie à Laubiès, un autre hameau de la même commune. En 1853, Vabre comptait 1300 habitants.Il est donc fort probable qu’ils se connaissaient depuis toujours étant donné qu’ils sont nés la même année.

 
 

Louis a grandi avec ses parents mais n’a pas connu tous ses grands-parents. Il est établi que sa grand-mère paternelle ainsi que son grand-père maternel étaient décédés bien avant sa naissance. Sa grand-mère maternelle, Marianne Cayre, décède en 1861, alors que Louis a 8 ans. Par contre, je ne connais pas encore la date de disparition de son grand-père paternel. Les grands-parents ainsi que les parents étaient tous cultivateurs à Vabre. Dans la même commune vivaient également un oncle paternel (marié) ainsi qu’une tante maternelle (mariée), ainsi que d’autres CABRIT dont je n’ai pas encore trouvé le lien avec Louis. Le couple CABRIT-LACOMBE aura 4 enfants dont Louis est le deuxième.

 
 
L’église de Vabre-Tizac

Naissance et enfance de Louis

Alors que tout le monde se souhaite une bonne année 1853, Louis nait le 3 janvier à 6h du matin. Son père, 32 ans, le déclare à la mairie de Vabre à 10h. Les deux témoins requis sont sûrement des frères : Cyprien Andurand, 45 ans et Philippe Andurand, 41 ans, tous deux cultivateurs à Vabre. Ces deux personnes étaient déjà témoins au mariage des parents de Louis. Ce sont donc plus que de simples voisins et témoins par hasard.

 
Acte de naissance de Louis CABRIT

Son frère ainé Marcellin a alors presque 2 ans et demi. Lorsqu’il a lui même 2 ans et demi, nait sa première petite sœur Virginie puis 5 ans plus tard la deuxième Emilie. Il semblerait que dans cette famille aucun enfant ne soit mort en bas âge alors qu’à cette époque cela était encore très courant. En 1853, Napoléon III est Empereur des Français, il se marie le 20 janvier, soit deux semaines après la naissance de Louis. A cette époque, le suffrage universel est rétabli (pour les hommes de plus de 21 ans) mais les maires ont peu de pouvoirs dans leur commune. Dans les écoles communales, les instituteurs doivent dispenser une éducation religieuse! Les prix des denrées alimentaires sont assez élevés. En 1853, une nouvelle épidémie de choléra gronde. Pourtant, il semblerait que la famille CABRIT se porte bien. Les enfants grandissent, les hommes savent signer et seront plus tard propriétaires.

Adulte

Quand Louis atteint l’âge adulte, c’est la chute de l’Empire et le retour de la République (la 3ème). Le pouvoir d’achat est en hausse et la doctrine marxiste se répand. Le service militaire est réformé : les jeunes hommes doivent rester 5 ans dans le service actif puis 4 ans dans la réserve. Les registres matricules sont créés. Malheureusement, la classe 1873 n’est pas en ligne. Je n’ai donc pas accès à la fiche de Louis. En 1870, lorsque la guerre franco-prussienne éclate, Louis a 17 ans. Prend-il part au conflit ? Et son frère?

Sa femme: Marie ACQUIER

Sa femme Marie Sidonie ACQUIER est née le 28 mai 1863 (elle a donc 10 ans de moins) à Castanet (à 17 km à l’est de de Vabre), elle est la fille de Joseph ACQUIER et Séraphine Anne Julie MARRE. Son père est le maire du village, c’est pourquoi Marie ira faire des études. Un de ses frères sera huissier. Quoique cultivateurs, les ACQUIER sont une famille importante de la région. Marie était amoureuse de l’instituteur de Castanet mais malheureusement, son père décide qu’elle doit épouser un terrien. Elle se résout donc à brûler les lettres de l’instituteur et à épouser Louis CABRIT choisi par son père.

Le mariage

Louis et Marie se marient le 4 octobre 1890 en présence de leurs parents respectifs. Louis est déclaré « propriétaire et cultivateur à Lugan » ainsi que ses parents. Marie est sans profession et domiciliée comme il se doit, chez ses parents à Castanet, eux aussi « propriétaires et cultivateurs ». Emile ACQUIER, 31 ans, le frère de Marie est témoin, ainsi que Joseph FRAYSSINET, 36 ans, Cyprien POUX, 31 ans et Joseph POUX, 58 ans. Tous sont cultivateurs et savant signer. Un contrat de mariage a été signé le 18 septembre devant Maitre LACOMBE de Martiel (à 45 km de Castanet !). Je n’ai pas encore eu accès à ce contrat.

 
Signatures de l’acte de mariage de Louis et Marie

A cette époque, S. Carnot est président. Pour la première fois, le 1ermai est férié. Le permis de conduire fait son apparition, l’éclairage public se développe, ainsi que le téléphone. La première carte postale avec photo est envoyée. Mais une épidémie de grippe ravage l’Europe et la France.

Vie commune

Le couple devient propriétaire de la ferme de Cougoussac (commune de Vabre).

le hameau de Cougoussac

Le 15 juillet 1891 meurt la mère de Louis à 70 ans. Elle ne connaitra pas ses petits-enfants. En 1892 nait une première fille, Anna, mon arrière-grand-mère. Puis en 1895, le premier fils, Alfred. Suivent en 1896 Louise, en 1898 Gabriel Germain qui meurt à l’âge de 3 mois, Jean Joseph Léon en 1901 qui ne vivra que 11 jours, Thérésa en 1902, Paul en 1904 et enfin Elie Germain qui meurt à l’âge de 4 jours à peine. Louis et Marie ont donc 7 enfants dont 3 fils qui meurent en bas-âge. En 1903, Louis perd également son père. Sa belle-mère était décédée en 1894 et son beau-père en 1897. Leurs enfants ne grandissent donc pas longtemps avec leurs grands-parents.

Anna, la fille ainée se marie en 1913 avec Marius BROS, orphelin de père et de mère mais issu d’une famille de gros propriétaires et s’installe dans le centre ville de Villefranche.

 
 
Mariage d’Anna et Marius
avec ses parents et ses frères et soeurs

En 1914, la première guerre mondiale éclate et le fils ainé de Louis et Marie, Alfred, est appelé sous les drapeaux alors qu’il a 17 ans. Le 17 mai 1916, dans la Somme, il succombe à une maladie contractée au service. Le fils ainé est « Mort Pour la France ».

 

Dans les années 20, Thérésa, Louise et Paul se marient à leur tour et fondent une famille. Louise épouse un homme venu de loin et part vivre avec lui. Thérésa épouse un cultivateur de la région et s’installe à l’Albret (Sanvensa). Paul, seul fils survivant, s’occupe de la ferme familiale avec sa femme.

Le 22 de chaque mois, jour de foire, Louis et Marie rendent visite à Anna à Villefranche. Celle-ci habite alors avec ses enfants, André et Elia, au premier étage de la maison qui était autrefois une auberge.

A Cougoussac, grand-père Louis était toujours assis au bout de la table. Les domestiques étaient assis avec la famille. Louis était anxieux mais honnête, juste, travailleur et bon conseil. Sa femme Marie était gaie, entreprenante, et se tenait au courant des avancées scientifiques. C’est elle qui a fait installer l’électricité à la ferme, bien avant les autres habitants du village.

Fin de vie, décès et descendance

En 1930, un autre drame ébranle la famille CABRIT. Paul s’électrocute dans la cave de la ferme. Il laisse sa jeune femme et un fils de deux ans, Roger. Pour dédommager la veuve de Paul, la ferme de Cougoussac est vendue. Louis et Marie vont vivre chez leur fille Thérésa.

Louis meurt quelques années plus tard (il n’a plus le gout de vivre). Marie, veuve, vit alors 4 mois de l’année chez chacune de ses filles. Elle décède vers 1950.

Le nom CABRIT perdure grâce à Roger, le fils de Paul. Le contact avec la famille a été plus ou moins perdu car la veuve de Paul est partie s’établir à Albi où elle vendait des volailles. Roger est malheureusement décédé en 2013 mais un contact a été établi avec sa veuve. Roger a bien transmis son nom à la génération suivante.

Questions ouvertes

  • Quand le grand-père paternel de Louis est-ils décédé?
  • Qui vivaient dans la même ferme à Lugan: voir les recensements. Y-a-t-il eu d’autres enfants (fratrie de Louis) morts en bas-âge ?
  • Voir les Registres Matricules de Louis, d’Alfred et de Paul.
  • Quand Louis est-il mort exactement? Louis serait décédé quelques années après son fils Paul, donc au début des années 1930. Attention!! Un homonyme est décédé à Vabre en 1926! Un Louis CABRIT, fils de François et Marie LACOSTE! J’ai fait une demande à la mairie de Sanvensa car il est fort probable que Louis se soit éteint dans la ferme de sa fille Thérésa.

Né au mois de décembre il y a 157 ans: Louis BROS (1860-1911)

Louis BROS fait bien-sûr partie de la branche BROS ! Il est le grand-père de mon grand-père André. Il naquit et vécut en Aveyron dans la région de Villefranche-de-Rouergue : sur la commune de Morlhon (« Bessous » et « Puech Loup ») ainsi qu’au centre-ville de Villefranche.

Ascendance

L’arbre généalogique des BROS ne remonte pas très loin. Pour deux raisons : il y a beaucoup de BROS à Morlhon, berceau de notre famille semble-t-il, et les registres antérieurs à la révolution sont très difficilement lisibles.

 Le père de Louis BROS se nomme Jean (François) Louis BROS. Né en 1831 à Morlhon, il est cultivateur à Bessous, un hameau de cette commune. Il se marie avec Rose POUZOULET, originaire de Maleville, elle-même cultivatrice. Jean-Louis et Rose auront quatre enfants. Lui décède jeune, elle mourra 28 ans plus tard après une longue période de veuvage.

Naissance et enfance de Louis

???? Louis nait le 24 décembre 1860 à 17h à Bessous (Morlhon) en pleine veillée de Noël. Il est l’ainé, en bonne santé et c’est un garçon. Quel beau cadeau !

En 1860, Napoléon III dirige la France. Le développement des moyens de transport (chemin de fer) a permis de faciliter les importations de céréales. Le risque de famine est donc amoindri. Mais en 1862, le pays est touché par une grave épidémie de fièvre aphteuse. Les temps sont encore bien durs à la campagne.

Trois ans plus tard nait un deuxième garçon, Charles (Dominique), puis un troisième, Auguste Joseph en 1865 et enfin une fille Marie Rose en 1868. A 7 ans, Louis vit donc à la ferme avec ses deux parents, deux petits frères et une petite sœur qui vient de naitre. Louis côtoie également deux oncles et deux tantes BROS.

L’année 1868 est riche en émotions pour la famille BROS et le petit Louis en particulier. Après la naissance de sa sœur Marie Rose en mai, son frère Auguste Joseph meurt en juin âgé de deux ans et, en septembre, c’est son père qui décède. Une même maladie a-t-elle emporté le fils et le père ? La tuberculose et le choléra font rage à cette époque.

Dans le sud de la France, les vignes sont gravement touchées par le phylloxéra. Or les BROS sont propriétaires de plusieurs vignes. Heureusement, en 1870, lorsque l’Empire chute, les prix alimentaires baissent et le pouvoir d’achat augmente.

Louis grandit à Morlhon où il sera certainement scolarisé. En effet, il semblerait que, quoique cultivateur, Louis ait un bon niveau scolaire. Il lit et il écrit très correctement. L’armée notera sur sa fiche matricule « degré 3 d’instruction générale » soit « sait lire, écrire et compter ».

 
Ecole-mairie de Morlhon

En 1880, l’année de ces 20 ans, il est appelé sous les drapeaux. Etant « ainé de veuve », il est déclaré « apte au service » mais renvoyé dans ses foyers. Il n’accomplira qu’une période d’instruction de quelques semaines. Louis est brun, a des yeux châtains et mesure tout juste 1m64.



En 1885, la famille reçoit un terrible télégramme. Charles Dominique, le petit frère de Louis, vient de mourir loin de chez lui, à Cap Cépet, pendant son service militaire. De la fratrie, il ne reste plus que Rose et Louis.

On ne sait pas (encore) quand Louis et sa famille déménagent de Bessous à Puech Loup. Peut-être à la mort du père?

Les recensements de Villefranche (de 1896 à 1911) nous montrent que la famille d’Antoine BROS (l’oncle) habite Puechloup : Antoine, sa femme Philomène MOLES, leur fille Marie, leur gendre et leurs petits-enfants Firmin et Anna. On y trouve aussi la famille de François BROS avec sa femme Nathalie ANDURAND, leurs enfants Théophile, Emile, Marie et Olympe ainsi que la femme d’Emile, Adeline ROUZIERS. Malheureusement, nous ne savons pas quels sont les liens de parentés avec cette branche.

Sa femme : Marie (Julie) CADRES

Les parents de Marie se sont mariés deux ans avant la naissance de celle-ci. Le père, Joseph CADRES est homme d’équipe sur le chemin de fer d’Orléans. Il est originaire de Cabanès (commune de la Bastide-l’Evêque) mais un an avant le mariage, il s’installe à Saint-Julien-d’Empare. La mère, Victorine ROUZIERS (parente de Adeline ROUZIERS épouse Emile BROS ?) avait été orpheline très jeune de père (8 ans) et de mère (15 ans) et n’avait plus non plus ses grands-parents maternels. Elle habitait alors Ginestous.

Marie sera l’unique enfant du couple. Alors qu’elle a onze ans, on retrouve Marie avec ses parents au centre ville de Villefranche où ses parents sont désormais aubergistes. En fait, ils habitent la maison au 4 rue de la pépinière que Joseph et Victorine avaient rachetée le 2 septembre 1880 de Joseph Marre de La Bastide l’Evêque (transcription le 18/09/1880).

 
 

Un an auparavant, Joseph et Victorine avaient acheté également une vigne et deux maisonnettes à Bessous (Morlhon). Ont-ils alors rencontré la famille BROS ou se connaissaient-il déjà ? La famille semble avoir quelques moyens.

Le mariage

Louis et Marie s’unissent le 8 juin 1886. Louis a 26 ans et Marie 21. Le mariage est célébré à la mairie de Villefranche mais il se pourrait que la fête ait eu lieu à Puech Loup car dans l’acte de mariage, Louis est déclaré « cultivateur à Puech Loup ». De plus, on apprend que la mère de Louis (Rose POUZOULET) est cultivatrice à Puech Loup (elle est présente) et que le décès du père est survenu à Bessous en 1868. Louis n’habite donc pas encore en ville à cette période. Les parents de Marie sont également présents ainsi que leurs témoins :

  • Casimir LASSERRE, aubergiste, 24 ans, petit cousin de l’époux (d’où vient cette parenté ?)
  • Louis ROUZIERS, charron, 28 ans, Villefranche (un autre ROUZIERS de la famille ? Victorine ROUZIERS, mère de Marie CADRES a un neveu prénommé Louis qui est charron et qui avait 28 ans à cette date / il s’agirait donc du cousin germain de Marie)
  • Casimir MAZIERES, 29 ans, propriétaire
  • Auguste POMIES, 24 ans, cultivateur

Un contrat de mariage a été signé chez Maitre Vaissettes (Villefranche) un mois avant le mariage (malheureusement, le document n’a pas été versé aux archives pour l’instant). Il semblerait que le couple s’installe à Puech Loup dans un premier temps mais le 24 février 1888, Louis est heureux de déclarer la naissance de son fils Louis Marius Joseph à la mairie de Villefranche. Louis est alors « cultivateur » et Marius est déclaré « né dans sa maison d’habitation, Côte Pavée ».

Louis et Marie habitent-il déjà rue de la pépinière ? La « côte pavée » est une rue dans le même quartier mais les noms des rues changent. On retrouve les indications suivantes au gré des actes: « faubourg du pont », « rue du jeu de Paume » et donc « côte pavée ». S’agit-il de différentes adresses?

Plus étrange encore, en 1896, on les retrouve à Puech Loup dans les recensements : Louis 33 ans (il en a 36 !), Marie 27 ans (elle en a 31 !) et Marius 7 ans. C’est aussi là-bas que Louis reçoit sa carte d’électeur. Sur l’enveloppe, il est écrit « Louis BROS, conseiller municipal ». L’indication de l’âge semble montrer que Louis vivait à Puech Loup en 1905. Ici encore, Louis est déclaré « cultivateur ». Qu’en est-il de l’auberge à Villefranche ?

 
 

Les recensements indiquent que vivent « rue de la pépinière » : Joseph CADRES, 68 ans, « beau-père » ainsi que Louis BROS, 40 ans, « aubergiste, chef » avec Marie, 35 ans et Marius, 13 ans. Cinq ans plus tard, en 1901, Joseph est déclaré « rentier » mais Louis « cultivateur » et non « aubergiste ». Marius, qui a 18 ans, est « mécanicien ». Louis vivait-il en ville ou à Puech Loup ? Etait-il cultivateur ou aubergiste? Ou les deux?

 
 

Un événement a dû impressionner Louis. En 1904, l’effondrement de la mine de la Baume fait grand bruit. Après un craquement intense, une galerie s’écroule. Les habitants de Puech Loup, hameau qui se situe à 300m au-dessus de la mine, ont peur que leurs maisons ne soient emportées mais bien heureusement, rien ne bouge.


 

 

Fin de vie, décès et descendance

Le 13 décembre 1907, Marie meurt âgée de 42 ans. Louis est donc seul avec son fils presque adulte et son beau-père. Pourquoi Marie est-elle morte si jeune ? Quatre ans plus tard, le 10 août 1911, à l’âge de 50 ans, c’est Louis qui décède à son tour. Les causes de son décès ne sont pas connues mais c’est également bien jeune pour un homme au début du XXe siècle.

Louis est inhumé à Villefranche mais cette tombe est très étrange. On y retrouve à gauche « Louis BROS, décédé le 10 août 1911 », à droite « Victorine ROUZIES, sa belle-mère, décédée le 19 novembre 1891, âgée de 52 ans » et au centre « Marius BROS, son fils, décédé le 7-9-1918 » (alors qu’il est décédé le 7 novembre 1918 !).


 

Où sont donc Joseph CADRES (décédé le 18 juin 1908), le beau-père de Louis et Marie CADRES, sa propre femme (décédée en 1907) ?

 

 Et surtout, comment se fait-il que trois générations d’une même famille meurent en quelques années ? Victorine en 1891 (52 ans), Marie en 1907 (42 ans), Joseph en 1908 (74 ans, c’est honorable), Louis en 1911 (50 ans) et Marius en 1918 (30 ans).


 

Louis et Marie n’auront pas le bonheur de voir Marius, leur fils unique, se marier en avril 1913 avec Anna. Ils ne sauront pas non plus qu’ils auront un petit-fils en 1914, André. Mais … ils n’auront pas la douleur de perdre Marius de la grippe espagnole (ou d’une complication de sa bronchite chronique) en 1918.

Questions ouvertes

  • Comment les autres BROS à Morlhon sont-ils rattachés à notre branche?
  • Qui habite exactement avec qui à Morlhon / Puech Loup ?
  • Les différents ROUZIERS sont-ils d’une même famille?
  • De quelles propriétés Louis avait-il hérité? Il semblerait qu’il ait mis certaines terres et fermes en baillage. A creuser …
  • En 1896, le hameau de Puech Loup fait partie de la commune de Villefranche-de-Rouergue alors que Bessous reste rattaché à la commune de Morlhon. Quand le démembrement / rattachement a-t-il eu lieu ?
  • Pourquoi Marie CADRES est-elle notée sur le recensement de 1891 avec ses parents alors qu’elle est déjà mariée et a un fils de 3 ans?
  • Recensement au 4 rue de la pépinière : Jean (Jean-Louis) BROS et Mélanie (en fait Rose) POUZOULET, les parents de Louis. Que font-ils là?
 
 

 

 

Noël François FERLUS (arrière-grand-père de ma grand-mère)

Enfance (1828 à 1841) et adolescence (1848)

Noël François nait le 22 décembre 1828 à Béziers, rue Saint Aphrodise (maison Siffre), il y a donc bientôt 189 ans. Il est le fils d’Antoine Etienne François FERLUS et de Marie-Thérèse CHAVARDÈS. Il est déclaré à la mairie par une sage-femme.

Ses grands-parents paternels sont décédés tous les deux un an auparavant. Il ne les connaitra donc pas. Il a 5 sœurs ainées âgées de 6 à 16 ans (Marie, Marie-Françoise, Rose-Françoise, Françoise « Julie » et Euphrosine) et 3 frères ainés âgés de 2 à 5 ans. (« Jean » François, Jean-Baptiste et Guillaume). Il est le petit dernier de la famille. Sa mère a 36 ans, son père 38.

En 1828, c’est Charles X qui est Roi de France. Les habitants de Béziers (au nombre de 16.500) sont plutôt opposés à la monarchie. Béziers est une ville républicaine et laïque. En 1830, c’est la monarchie de juillet et c’est Louis-Philippe qui monte sur le trône. En 1830 et 1831, la colère contre le Roi gronde et il y a des émeutes au sein de la ville.

A partir de 1830, l’instruction populaire connaît un fort développement. En 1833 nait l’enseignement primaire public. Une école doit être construite dans chaque ville de plus de 6000 habitants. A Béziers, l’ouverture des écoles s’accélère mais il semblerait que Noël François n’est pas été scolarisé alors qu’il avait 6 ans en 1834. En 1840, l’année de ses 12 ans, 64% des biterrois et 33% des biterroises sont pourtant scolarisés dans les écoles communales.

A Béziers, l’enceinte médiévale disparaît, le réseau d’eau potable se développe. Les allés sont construite, la citadelle aplanie. En 1838, la statue de Paul Riquet est érigée.  La culture de la vigne est en plein essor. Mais les maires de Béziers sont, entre 1830 et 1848, des bourgeois. Les tonneliers se mettent en grève en 1835 et les cultivateurs en 1840. Le père FERLUS est cultivateur et ramonet (employé agricole) donc la famille a dû être impactée par cette grève.

En 1830, on assiste à une pandémie de grippe, en 1831 à une épidémie de variole, l’année suivante à une épidémie de choléra. De 1835 à 39, la tuberculose est la première cause de décès.

Au cours de sa jeunesse, il assiste au mariage de la plupart de ses frères et sœurs : Marie avec Alexandre Guillaume AMIGUE (traceur de pierre) le 13 juillet 1836, il a 8 ans ; Marie-Françoise avec Antoine RASPAT le 23 août 1842, il a 14 ans ; « Julie » Françoise avec Balthazar MURATEL le 11 novembre 1845, il a 17 ans ; Jean-Baptiste avec Marie Anne Jeanne SERISSE le 9 février 1847, il a 19 ans ; Euphrosine avec Bernard Henri IMBERT (rentier) le 12 février 1848, il a 20 ans ; quelques mois plus tard Guillaume (chaudronnier, limonadier, cafetier) avec Alexandrine Françoise SINQ le 31 mai 1848.

En 1841, Marie sa sœur ainée décède à l’âge de 29 ans. Noël François en a 13.

Jeune adulte (1849 à 1868 – 40 ans)

En 1849, son dernier frère Jean, de 2 ans son ainé, se marie avec Marguerite ROME le 13 novembre 1849 puis avec Jeanne Mélanie LAFOI le 26 mai 1852. On se marie donc jeune dans cette famille. Tous les enfants sont mariés entre 22 et 28 ans, la plupart vers 24 ans. Il semblerait que les garçons ne soient pas allés faire leur service militaire …

Tout juste un an plus tard, le 7 novembre, c’est Noël François qui se marie à l’âge de 21 ans. Il semblerait donc qu’il ne soit pas appelé pour le service militaire car sinon il y serait depuis un an (et encore pour 6 ans !). Sa femme s’appelle Catherine Anne « Annotte » SALASC, également habitante de Béziers. Leur union a lieu le 7 novembre 1850 à Béziers. A son mariage, Noël François déclare être « jardinier », ce que l’on pourrait interpréter par « maraichers » de nos jours. Plus tard, on trouve la mention « marchand de fruits ». A leur mariage sont témoins : son frère Jean (François) FERLUS, plâtrier, Etienne FERLUS, son cousin germain (fils du frère de son père), chaudronnier ainsi que deux amis. Leurs parents respectifs sont présents également. Ni Noël François, ni sa femme, ni ses parents, ni sa belle-mère ne savent signer. Seuls le père SALASC, propriétaire cultivateur, signe avec les témoins et le représentant de l’Etat Civil. Alors que 66% des hommes de la classe 1846 savent lire et écrie, Noël François est analphabète. Un mois plus tard, il perd sa mère qui meurt à l’âge de 58 ans (une nouvelle épidémie de choléra gronde …).

Depuis 1848, c’est Louis-Napoléon qui gouverne la seconde République. Après le coup d’état en décembre 1851, à Béziers des milliers de personnes se rassemblent au cimetière vieux. Pendant les émeutes, 70 personnes du peuple sont tuées, des dizaines seront arrêtées dans les jours suivants. Il est fort probable que ces émeutes ont fortement impressionné Noël François. Il y a même peut-être pris part.

A Béziers, le théâtre est construit en 1844, ainsi que le pont-canal et le pont neuf. En 1857 est inauguré la gare de Béziers et en 1875 le plateau des poètes. Béziers continue à se développer.

Le 10 octobre 1851, soit 11 mois après la nuit de noces, le premier enfant de Noël François et Annotte nait. Il se nomme François dans la pure tradition familiale ! La famille habite alors au 10 Rue Neuve (maison Missiac) aujourd’hui la rue Sait Vincent de Paul, tout près des Halles. Sur l’acte de naissance, c’est le grand-père paternel François SALASC qui signe. Noël François ne signe pas. Le 30 juillet 1854 nait un deuxième fils, Etienne. L’acte de naissance est semblable à celui du premier enfant. Le 2 janvier 1861, le couple aura une fille, Julie, qui décède un mois plus tard. En 1862 meurt sa sœur ainée, en 1867 son père. Il se retrouve donc orphelin de père et de mère alors qu’il n’a que 39 ans.

En 1870 éclate la guerre contre la Prusse. Rien ne laisse penser que Noël François y participera car on ne retrouve aucun acte de conscription. Noël François ne semble pas avoir été propriétaire de son logement car on ne retrouve aucun acte d’hypothèque.

Décès

Noël François meurt le 28 juillet 1879 à l’âge de 51 ans. Il assistera au mariage de son fils ainé François avec (Sophie) Noëlle CASTEL en 1874 et même s’il a pu assister à celui d’Etienne avec Marie VIDAL en avril 1879, il ne connaitra jamais son seul petit fils (François comme la plupart des fils ainés de la famille) qui naitra en 1880. Il n’aura pas la douleur de voir mourir son fils cadet Etienne à peine 2 ans plus tard.

On lit sur son acte de décès qu’il est décédé chez lui, rue des sœurs grises où était née sa mère et où vivaient ses parents, son fils François et sa belle-fille Noëlle « Tata Noëllie ». Un des témoins est Etienne SALASC, certainement un parent par alliance.