La famille CALISTROUPAT en Haute-Garonne

J’ai eu la chance, il y a quelques semaines, d’entrer en contact avec une cousine (Mélanie) dont l’arrière-arrière-grand-mère était une CALISTROUPAT.
Mon arrière-grand-mère Rosalie, qui épousa Germain BERNARD à Alger était la petite soeur de cette aïeule.
J’ai longuement conversé avec le grand-père de Mélanie au téléphone. Charles m’a parlé de toute la fratrie de Rosalie et m’a raconté plusieurs anecdotes.
Il a été troublant pour moi d’apprendre que Charles connaissait très bien Claude BERNARD et ses trois filles. Claude allait en vacances dans le fief Calistroupat tous les ans. Charles savait que Claude avait un frère, Robert, mais il ne l’a jamais vu.
Malheureusement, Charles n’a pas pu me dire pourquoi Rosalie était partie à Béziers (puis à Alger). Rosalie et Germain ont du se rencontrer à Béziers pendant des vacances scolaires de Germain. En juillet 1906, elle était enceinte. En août ses parents consentent au mariage devant notaire. En septembre, elle épouse Germain.

Rosalie avec Germaine à Alger
Germain BERNARD et Rosalie CALISTROUPAT

Tous les autres frères et soeurs de Rosalie sont restés autour de Saint-Julien-sur-Garonne. Nous y avons donc un bon nombre de cousins, qui seraient ravis de nous faire visiter les lieux de nos ancêtres communs.
Le dernier porteur du nom CALISTROUPAT (88 ans aujourd’hui) n’a pas eu d’enfant. Ce nom assez particulier s’éteindra donc avec lui.

Calistroupat ou Calestroupat: Il existe deux origines possibles du nom.
« Le nom est surtout porté dans la Haute-Garonne. Il semble renvoyer au hameau de Capestroupat à Ayguesvives (31) » (généanet) OU BIEN
« nom de famille du midi, un composé de calchaud et le participe passé de l’ancien occitan estroparenve qui signifie envelopper, emmailloter c’est-à-dire, chaudement enveloppé. Sobriquet d’un homme frileux » (filae)

Quelle originalité pour les prénoms!

Mes ancêtres Joseph BERNARD (dit Gigassou) et Marie CHAPERT vivaient à Puisserguier et se sont mariés juste après la révolution française (en 1792). Ils ont eu au moins 4 enfants (sûrement plus) mais ils manquaient cruellement d’originalité pour les prénoms ????

En 1802 est né: François
En 1805 est née: Marguerite

jusque-là, ça va …

Mais en 1809 naissent des enfants jumeaux: Jean François et Françoise!
Le frère ainé François est encore en vie à cette date-là.

Le père s’appelant Joseph (le grand-père Pierre), la mère Marie (le grand-père Pierre également), on ne comprend pas trop cet attachement au prénom François…

Il semblerait que Jean François se soit fait appelé « Louis ».

Robert BERNARD, ingénieur

Une source peu ou pas connue

#LeMoisGeneatech – du 1er au 7 février : Présentez une source peu ou pas connue. Vous avez probablement utilisé un jour dans vos recherches généalogiques une source plus originale que les habituels registres – paroissiaux ou d’état civil – , les actes notariés ou les registres matricules ? Avez vous plongé dans les archives judiciaires, les archives commerciales, les archives de la police ou des hôpitaux? Et les archives du monde du travail, les archives des écoles, les transmissions orales de souvenirs, les monographies communales, les sociétés savantes ? Et tant d’autres … Racontez nous comment vous avez utilisé cette ressource moins habituelle et partagez votre expérience.

J’ai écrit cet article il y a bien longtemps mais le sujet se prête bien au défi de Geneatech.

En relisant un article de journal, je me suis aperçue que j’avais laissé passer un détail qui allait me permettre d’en apprendre plus sur la scolarité et la formation de mon grand-père.

Nécrologie de la grand-père de Robert BERNARD en 1930
 

Dans cet article, on peut lire « Robert Bernard, élève à l’école supérieure d’électricité de Paris ». Irma CAMMAN étant décédée en janvier 1930, j’en déduis donc que Robert faisait partie de la promotion 1930 de cette école que l’on nomme aujourd’hui SUPELEC.
Grâce à cette information, j’ai pu avoir avoir accès à des archives dont j’ignorais l’existence et retracer la scolarité de Robert au lycée, à la faculté et donc à Supélec.

Robert a passé un bac C suivi d’une année en « mathématiques élémentaires  » et d’une année en « mathématiques spéciales » au lycée d’Alger (« math sup » et « math spé »). Ensuite, il a étudié deux années scolaires à la faculté (université) d’Alger où il a obtenu le certificat de mécanique rationnelle, le certificat de physique appliquée et le certificat de physique générale. Il y a également appris l’anglais.

Université d’Alger dans les années 1920 (source: Wikiwand)

 

Avec sa licence en poche, Robert pose sa candidature pour intégrer Supélec à Paris en expliquant son parcours scolaire. Il est accepté et aura même droit à une bourse. Le voilà donc étudiant à Malakoff. Il habite en résidence universitaire au 21 boulevard Jourdan, Paris XIVe et rejoint quotidiennement son école à quelques 3 km de là. Aujourd’hui, ce bâtiment héberge la fac de droit (université Descartes). Supélec a déménagé à Gif-sur-Yvette sur la plateau de Saclay.
Robert passera une année scolaire dans cette grande école renommée. Il y sera un (très) bon élève et finira sa formation avec une moyenne de 15,78/20 et sera classé 54ème/162.
Par la suite, il sera embauché par le Gouvernement Général d’Algérie à Alger en tant qu’ingénieur.

Supélec à Malakoff
Ecole supérieure d’Electricité à Malakoff (source: Wikipédia)

J’ai une copie de tout le dossier (16 pages) que l’archiviste de Supélec m’a fait parvenir rapidement. En plus des informations ci-dessus (lettre de motivation, description du parcours scolaire, demande de bourse), j’ai deux lettres que Robert a écrites au directeur de l’école au moment de son admission et qui permettent de voir sa façon d’écrire et son état d’esprit à cette époque. Il y affirme, entre autre, avec véhémence que la faculté d’Alger forme ses étudiants aussi bien que les universités de Métropole et que sa licence vaut autant que la même licence obtenue à Paris. Ce qui évoque peut-être un rejet des Pieds-Noirs à cette époque?
Je n’aurais jamais pensé accéder à ce genre d’informations sur mon grand-père que je n’ai malheureusement pas connu.

Sources:
Retronews pour l’article de journal.
Wikiwand et Wikipédia pour les images.
Dossier personnel de mon grand-père étudiant à Supélec envoyé par l’école.

 
 
 
 

Né au mois de mars, il y a 199 ans: Joseph CAMMAN (1819-1891)

Joseph CAMMAN est le grand-père du grand-père paternel de ma mère. Il est le père d’Irma CAMMAN qui épousera Fidel BERNARD.

La famille CAMMAN est originaire de Pardailhan dans l’Hérault. Pardailhan est une commune qui compte 1170 habitants au début du XIXe mais qui n’en compte plus aujourd’hui que 180! La population a été considérablement réduite après la première guerre mondiale.

 

Le patronyme CAMMAN n’est pas très répandu en France. On le retrouve à l’origine surtout dans l’Hérault et dans l’Aude. Le nom représente la variante de « camand », forme de l’ancien français « caimand » mendiant, quémandeur.

 Ascendance :

Le père de Jospeh, né en 1799, se nomme Cyprien. Il est agriculteur et originaire de Pardailhan. La mère se nomme Victoire DECOR, elle aussi née en 1799. Les parents de Joseph vivront très vieux. Cyprien décède à 89 ans et Victoire à 90 ans.

Les grands-parents paternels sont Joseph CAMMAN (1765-1855) et Marguerite DECOR (1759-1824). Les grands-parents maternels sont François DECOR (1762-1838) et Modeste CATHALA (1764-1842). François et Marguerite sont parents à la 4èmegénération. En fait, à l’époque, à Pardailhan, il y a beaucoup de CAMMAN, DECOR et CATHALA!

Decor : L’origine du nom n’est pas connue.

Cathala : bien plus répandu, également originaire de l’Hérault, l’Aude et le Tarn. Variante de « catala », nom ethnique désignant l’originaire de la Catalogne.

Oncles et tantes :

Cyprien a trois frères (dont un mort à un an et un autre à 17 ans en 1813), un demi-frère et trois demi-sœurs par sa mère. Victoire a quatre sœurs et quatre frères.

La famille CAMMAN-DECOR est donc une très grande famille ou les parents, grands-parents, oncles, tantes, cousins et cousines cohabitent à Pardailhan. Une partie de la famille déménagera pour Quarante dans les années 1850.

Naissance et fratrie :

Joseph né le 16 mars 1819, un an après le mariage de ses parents qui ont tous les deux 19 ans. Il est donc le fils ainé et aura ensuite deux frères : François (janvier 1821-1856) et Adrien (décembre 1821-après 1911) puis une sœur, Modeste (1825-après 1911).

Sa femme … et cousine germaine : Marie Anne DECOR

Marie Anne, née à Pardailhan en 1824, est la fille de Pierre DECOR, un des frères de Victoire (souvenez-vous, c’est la mère de Joseph). Victoire, sa tante, devient donc également sa belle-mère par ce mariage.

Marie Anne est orpheline très tôt. Sa mère meurt quand elle avait 6 mois et son père quand elle avait 15 mois. Ses grands-parents maternels ne peuvent pas la prendre en charge car ils ne vivent pas longtemps non plus. C’est donc chez ses grands-parents paternels que Marie Anne grandira. Ces grands-parents là qu’elle partage avec son mari Joseph !

Marie Anne a un frère ainé, lui aussi prénommé Joseph, qui a 3 ans de plus qu’elle.

 
 
 

Mariage, vie commune et enfants :

Joseph et Marie Anne se marient le 6 mars 1843 à Pardailhan. Sont témoins de leur union:

Joseph Decor, le frère de Marie Anne (22 ans), un autre Joseph Decor, cousin des époux (40 ans), Modeste Cathala (grand-mère de Marie Anne et tutrice de celle-ci), Victoire Decor et Cyprien Camman, parents de Joseph.

 
Joseph Camman / Marie Anne Décor / Cyprien Camman
(Montagne) / Joseph Décor / (Lignous)
Cathala / Joseph Décor
 

Ce n’est, semble-t-il, qu’en 1847 que nait leur premier enfant : Joseph Cyprien Floréal. Pourquoi « Floréal » ? La famille a-t-elle été révolutionnaire ? Viennent ensuite Léocadie en 1849, Irma (mon aïeule) en 1852, Marie en 1857, Irénée Lucien en 1859, Joséphine en 1863 et enfin Olympie en 1869, alors que Marie Anne a 45 ans.

Les trois premiers enfants naissent à Pardailhan. Tous les suivants à Quarante. La famille (incluant les parents Cyprien et Victoire ainsi que le grand-père Joseph) a donc déménagé pour s’installer à Quarante (lieu-dit Barrès) entre 1852 et 1855, date à laquelle le grand-père y décède. Pourquoi ?

Les enfants grandissent et se marient à leur tour. Joseph et Marie Anne ont la joie de vivre ces mariages et les naissances de leurs petits-enfants Ida, Joseph Gaston Augustin, Irène, Félice, Louise, Antoinette, Calvin, Charlotte, Germain (mon arrière-grand-père), Valentin Armand, Louise, …

Joseph CAMMAN décède le 29 juillet 1891, à l’âge de 72 ans. Sa veuve Marie Anne décèdera en février 1905 (81 ans) à Barrès, Quarante.

L’Algérie: beaucoup de questions, peu de réponses

Après une très très longue pause estivale, je me remets à ma généalogie.
Je me suis penchée sur les années en Algérie. Malheureusement, il n’y a pas autant de documents consultables que pour le reste de la France. Il est difficile de trouver des réponses.

Il paraitrait que Germain BERNARD et Rosalie CALISTROUPAT se soient rencontrés sur le bateau. S’il est clair que Germain partait en Algérie en tant qu’instituteur, nous ne savons pas pourquoi Rosalie, jeune fille célibataire, est partie, seule, de l’autre coté de la Méditerranée. Existe-t-il un document qui pourrait nous donner la réponse?

 

Des familles citadines

Dès le milieu du XIXe siècle, nos ancêtres des branches FERLUS et COLOMBIER vivaient à Béziers. Trois adresses se retrouvent dans de nombreux actes.

Dès 1831: la rue des sœurs grises / rue St Félix / rue des fossés (près du boulevard d’Angleterre). On y trouve la famille SALASC. Annotte, de son vrai nom Anne Catherine épouse François Noël FERLUS, y naît et y meurt, ainsi que son mari et ses beaux-parents. En 1917, c’est François FERLUS et Tata Noëlie qui y vivent.

Dès 1849: le 4 rue d’en Vedel qui donne sur le 15 rue Française. C’est la maison de la famille MONIS. Marie-Thérèse, la femme de Pierre COLOMBIER y naît. Par la suite, la famille FERLUS/COLOMBIER occupera le logement rue d’en Vedel. Jeanne COLOMBIER veuve FERLUS achètera la librairie rue Française.

Dès 1880: le 9 de la rue du chapeau rouge. C’est la maison d’Etienne FERLUS et de sa femme Marie VIDAL. Puis de François FERLUS et de sa femme Jeanne COLOMBIER. La fratrie Anne / Jeanne / Etienne et France y naît.

Robert BERNARD, chevalier de la Légion d’Honneur

C’est avec émotion que j’ai découvert que mon grand-père, Robert BERNARD, avait été nommé « Chevalier de la Légion d’Honneur ». Je viens de recevoir la copie de son dossier, conservé aux Archives Nationales à Fontainebleau.
Il semblerait qu’il savait qu’un dossier à son nom avait été ouvert mais malheureusement, il n’a jamais pu recevoir cette distinction. Sa nomination a été actée le 8 juillet 1967 mais Robert est décédé le lendemain ????



C’est pour son travail au sein de l’Etat Français que Robert a été décoré. On peut lire dans son dossier qu’il a obtenu d’excellents résultats, particulièrement en Algérie:



Les registres matricules

Je découvre dans les registres matricules mis en ligne que mes arrières-grands-pères n’ont pas vraiment fait la guerre.

  • Urbain Germain BERNARD a été affecté au service auxiliare pour cause d’obésité!
  • François FERLUS a été dispensé car il est fils unique de veuve.
  • Pour Louis Marius BROS, le conseil de révision note « faiblesse » et « développement musculaire insuffisant ». Il a été renvoyé de mois en mois dans ses foyers entre 1914 et 1916 pour maladie puis réformé définitivement pour « bronchite chronique ».
  • Célestin DELCAUSSE était boulanger dans l’armée.