L’Algérie: beaucoup de questions, peu de réponses

Après une très très longue pause estivale, je me remets à ma généalogie.
Je me suis penchée sur les années en Algérie. Malheureusement, il n’y a pas autant de documents consultables que pour le reste de la France. Il est difficile de trouver des réponses.

Il paraitrait que Germain BERNARD et Rosalie CALISTROUPAT se soient rencontrés sur le bateau. S’il est clair que Germain partait en Algérie en tant qu’instituteur, nous ne savons pas pourquoi Rosalie, jeune fille célibataire, est partie, seule, de l’autre coté de la Méditerranée. Existe-t-il un document qui pourrait nous donner la réponse?

 

Nos ancêtres dans la presse ancienne

Au hasard de mes recherches, voilà deux « faits-divers » que j’ai découverts et que j’ai trouvés intéressants.

1) Victor ROUX, mari de Nathalie DELCAUSSE, dans l’Express du midi du 8 novembre 1900:

 

2) Pierre COLOMBIER (1762-1846), grand-père d’un autre Pierre COLOMBIER, lui-même grand-père de Jeanne COLOMBIER épouse FERLUS, dans le bulletin des jugements du 2 vendémière de l’An III (soit septembre 1794):

 
 

 

Des familles citadines

Dès le milieu du XIXe siècle, nos ancêtres des branches FERLUS et COLOMBIER vivaient à Béziers. Trois adresses se retrouvent dans de nombreux actes.

Dès 1831: la rue des sœurs grises / rue St Félix / rue des fossés (près du boulevard d’Angleterre). On y trouve la famille SALASC. Annotte, de son vrai nom Anne Catherine épouse François Noël FERLUS, y naît et y meurt, ainsi que son mari et ses beaux-parents. En 1917, c’est François FERLUS et Tata Noëlie qui y vivent.

Dès 1849: le 4 rue d’en Vedel qui donne sur le 15 rue Française. C’est la maison de la famille MONIS. Marie-Thérèse, la femme de Pierre COLOMBIER y naît. Par la suite, la famille FERLUS/COLOMBIER occupera le logement rue d’en Vedel. Jeanne COLOMBIER veuve FERLUS achètera la librairie rue Française.

Dès 1880: le 9 de la rue du chapeau rouge. C’est la maison d’Etienne FERLUS et de sa femme Marie VIDAL. Puis de François FERLUS et de sa femme Jeanne COLOMBIER. La fratrie Anne / Jeanne / Etienne et France y naît.

Les veuves FERLUS

Quand on remonte la lignée des FERLUS, on se rend vite compte qu’il s’agissait d’une société très féminine. En effet, la plupart des hommes ne vivaient pas au-delà de 60 ans, certains mouraient même très jeunes et aucune des veuves ne s’est jamais remariée.

Tout commence avec la génération VI (en partant de moi):
VI: François Noël FERLUS est décédé à 52 ans alors que sa femme Annotte SALASC vivra jusqu’à 70 ans.

V: Son fils Etienne FERLUS décède à 26 ans alors que sa femme Marie VIDAL vivra jusqu’à 88 ans!
Annotte et Marie vivent ensemble pour élever le petit François.

VI: François lui, meurt à 38 ans, sa veuve Jeanne COLOMBIER ne meurt qu’à 87 ans.
Marie VIDAL et Jeanne COLOMBIER vivent ensemble pour élever Anne, Jeanne et Etienne.

III: Etienne décède à 58 ans, sa veuve Marie-Louise BERGER ne s’éteindra qu’à 88 ans.
Les femmes FERLUS, elles, vivent longtemps: Jeanne FERLUS épouse BERNARD meurt à 92 ans, sa sœur Anne épouse PICARD, décède à 80 ans.

Robert BERNARD, chevalier de la Légion d’Honneur

C’est avec émotion que j’ai découvert que mon grand-père, Robert BERNARD, avait été nommé « Chevalier de la Légion d’Honneur ». Je viens de recevoir la copie de son dossier, conservé aux Archives Nationales à Fontainebleau.
Il semblerait qu’il savait qu’un dossier à son nom avait été ouvert mais malheureusement, il n’a jamais pu recevoir cette distinction. Sa nomination a été actée le 8 juillet 1967 mais Robert est décédé le lendemain ????



C’est pour son travail au sein de l’Etat Français que Robert a été décoré. On peut lire dans son dossier qu’il a obtenu d’excellents résultats, particulièrement en Algérie:



Irène GELY-DELCAUSSE et Elie ROQUES

Après avoir fait des recherches sur la mort de Julien DELCAUSSE, je me suis intéressée à sa veuve Irène et à sa fille Fernande qui avait 6 ou 7 ans à la mort de son père.

Irène, qui était commerçante à Ivry-sur-Seine, resta en région parisienne. Je dois encore vérifier si Fernande était avec elle ou chez sa mère à Lanuéjouls.

Elie ROQUES, un ami de la famille, originaire de Maureilhan, photographe à Béziers (avenue Foch) était de ce temps-là marié avec une Biterroise depuis 1919. Il divorce à Béziers en septembre 1931 pour se marier avec Irène en octobre 1931, un mois plus tard!! à Ivry-sur-Seine.

Le couple Elie/Irène ira s’établir à Béziers. Elie adoptera Fernande et lui donnera son nom.

Julien DELCAUSSE

Célestin avait un petit frère, Julien. Celui-ci, menuisier, s’était marié à Lanuéjouls (Le Poujol) avec Irène GELY, couturière en 1920. Ensemble, ils ont eu Fernande vers 1921/22, dont je n’ai pas encore trouvé l’acte de naissance. Elle n’est pas née à Lanuéjouls.
Julien et Irène ont vécu quelques temps à Toulouse, avenue Foch à Béziers, à Paris puis à Ivry-sur-Seine.

Julien est mort en 1928 à Paris 13ème. Je voulais comprendre pourquoi il était mort si jeune et je viens d’avoir la réponse. Le pauvre homme est mort du tétanos après 9 jours d’atroces souffrances à l’hôpital de La Pitié.

Martial DELCAUSSE

J’ai enfin reçu les informations que j’attendais de Limoges.
Martial DELCAUSSE, le grand frère de Denise, est mort à Limoges, à l’âge de 17 ans alors qu’il était présumé décédé enfant à Lanuéjouls.

En fait, Martial a été interné à l’asile de Rodez à une date que je n’ai pas encore puis il a été transféré à l’asile de Naugeat, route d’Isle, à Limoges en 1926 avec trois autres enfants. Il était atteint de paralysie infantile et d’idiotie. Sur le certificat de décès à l’asile (en 1929), il est noté que le corps a été transféré à Lanuéjouls pour inhumation.

Je suis encore à la recherche de renseignements sur son temps à l’asile de Rodez.

Descendance de Paul CABRIT

A Cougoussac, la famille CABRIT avait deux fils (et trois filles). Alfred, l’ainé est mort pendant la première guerre mondiale, c’est donc à Paul que revenait la ferme. En 1928, il s’était marié à Marie MARTY. En 1929, le couple avait eu un fils: Roger Louis Alfred Marius. Malheureusement, Paul s’est electrocuté dans la cave de la ferme à Cougoussac en 1930. Sa veuve ne voulant pas reprendre la ferme, celle-ci fut vendue. Marie et son fils Roger partirent vivre à Albi où ils vivaient de la vente de volailles. Le contact n’était pas totalement coupé mais la vente de la ferme avait été mal accepté par la famille. Personne ne savait ce qu’était devenu Roger.

J’ai retrouvé Roger mais malheureusement, il est trop tard pour le rencontrer. Il est décédé en 2013 à Albi à l’âge de 83 ans. Sur son avis de décès, on peut lire qu’il est regretté par sa veuve, son fils et ses petits-enfants. Nous avons donc des cousins dans cette branche de la famille CABRIT.