Elina DOMERGUE – Emigration vers San Francisco

Elina DOMERGUE, née en 1875 à Valzergues (Aveyron), est l’ainée d’une fratrie de 8 enfants. Elle est la tante de ma grand-mère. Elle se marie à 19 ans avec Romain FAGEGALTIER, un mineur de la région.

Un an plus tard, ils ont une fille qui se prénomme Fernande. En 1901, Elina et Romain confient leur fille qui a 5 ans à ses grands-parents et prennent le bateau pour les Etats-Unis. Ils s’installent à San Francisco où Fernande les rejoint deux ans plus tard. 

 

Malheureusement, Romain meurt d’une pneumonie en 1911. Elina se remarie avec un autre immigrant français, Médard LATAPIE, un boucher, veuf et père de deux garçons.

 

Sa fille Fernande se marie dès 1914 avec Frédéric RUFER alors qu’elle a à peine 18 ans mais habite encore dans le même quartier que sa mère. En 1916 nait sa première fille Suzette et en 1918 la deuxième Aline. Ses deux filles vont se marier mais seule Aline aura une descendance.



Elina a donc un petit-fils, P**, né en 1947. Mais elle ne l’aura jamais connu car elle s’est suicidée en 1945 après une longue maladie. P** se marie avec S** avec qui il aura un fils unique, K**, en 1984. Aujourd’hui, K** et sa femme vivent toujours (de nouveau) en Californie et ont une magnifique famille de 6 enfants entre 0 et 12 ans.

Adrien MARQUET – émigration vers San Francisco

Adrien MARQUET nait à Flagnac en 1873. Son grand-père et celui d’Elina / Edouard DOMERGUE sont cousins germains. Il est donc lui aussi un descendant d’Antoinette LESCURE.

En 1893, il a 20 ans et se présente pour le service militaire. Sur sa fiche matricule, on peut lire qu’il a les cheveux et les sourcils blonds, les yeux bleus, un front ordinaire, un nez fort, une bouche grande, un menton rond, un visage ovale et qu’il mesure 1,62 m. Il est dispensé de service militaire classique et affecté au service auxiliaire car il lui manque la première phalange du pouce droit.

Il épouse Maria PAUZÉ à Decazeville en 1899. Leur fille Marie (Louise) vient au monde en octobre 1900.

Pourtant, en août 1900, on le retrouve sur les listes de passagers étrangers qui entrent à Ellis Island. Adrien a navigué sur « la Lorraine » entre Le Havre et New York. En arrivant, il dit avoir 27 ans, être mineur et célibataire !!
Que s’est-il passé ? Pourquoi a-t-il laissé sa jeune épouse enceinte ? C’est le grand-père qui déclare la naissance de la petite Marie (Louise) en précisant que le père vit en Amérique.

Une Marie/Maria Marquet de 26 ans entre avec le « la Bretagne » le 9 décembre 1900 aux USA pour rejoindre son mari. Elle est née à Decazeville. S’agit-il de la femme d’Adrien ? Sans son bébé de 2 mois?

Dans les différents formulaires que le couple remplit, la date d’immigration varie fortement donc nous ne pouvons pas en être sûr.

On retrouve la famille en 1910 dans le recensement fédéral. Ils vivent tous les trois au 1243 Perkino, Ukiah, Mendocino county en Californie : Adrien MARQUET (37 ans, immigré en 1901, travailleur dans le secteur de la blanchisserie), sa femme Maria (36 ans, immigrée en 1901), et leur fille Marie (9 ans, née en France). Adrien est paralysé de la jambe gauche.

Au début de la première guerre mondiale, en 1914, il est rappelé à l’activité, classé bon pour service armé mais ne se présente pas. Il ne vit plus en France. Il est finalement réformé en 1915 pour paralysie partielle des membres inférieurs (avis du consul de France à San Francisco).

En 1920, la famille MARQUET vit encore à Ukiah mais dans une autre maison au 1008 Church Street. Ils sont tous les trois employés dans le secteur de la blanchisserie. Cette fois-ci, ils disent être entrés aux USA en 1905 ou 1906.

Dix ans plus tard, ils vivent tous les trois dans la même rue mais quelques mètres plus loin, dans leur propre maison d’une valeur de 5000$. Adrien est propriétaire d’une laverie. Leur fille Marie est mariée depuis 8 ans avec Edouard DOMERGUE (son cousin donc), qui vit avec eux.

Adrien meurt en 1941 à San Francisco à l’âge de 68 ans. Sa femme Maria en 1964 (90 ans). Ils reposent tous les deux à Colma au Holy Cross Catholic Cemetery. Leur fille unique Marie n’a pas eu d’enfant avec Edouard donc Adrien n’aura pas de descendance.

La famille CALISTROUPAT en Haute-Garonne

J’ai eu la chance, il y a quelques semaines, d’entrer en contact avec une cousine (Mélanie) dont l’arrière-arrière-grand-mère était une CALISTROUPAT.
Mon arrière-grand-mère Rosalie, qui épousa Germain BERNARD à Alger était la petite soeur de cette aïeule.
J’ai longuement conversé avec le grand-père de Mélanie au téléphone. Charles m’a parlé de toute la fratrie de Rosalie et m’a raconté plusieurs anecdotes.
Il a été troublant pour moi d’apprendre que Charles connaissait très bien Claude BERNARD et ses trois filles. Claude allait en vacances dans le fief Calistroupat tous les ans. Charles savait que Claude avait un frère, Robert, mais il ne l’a jamais vu.
Malheureusement, Charles n’a pas pu me dire pourquoi Rosalie était partie à Béziers (puis à Alger). Rosalie et Germain ont du se rencontrer à Béziers pendant des vacances scolaires de Germain. En juillet 1906, elle était enceinte. En août ses parents consentent au mariage devant notaire. En septembre, elle épouse Germain.

Rosalie avec Germaine à Alger
Germain BERNARD et Rosalie CALISTROUPAT

Tous les autres frères et soeurs de Rosalie sont restés autour de Saint-Julien-sur-Garonne. Nous y avons donc un bon nombre de cousins, qui seraient ravis de nous faire visiter les lieux de nos ancêtres communs.
Le dernier porteur du nom CALISTROUPAT (88 ans aujourd’hui) n’a pas eu d’enfant. Ce nom assez particulier s’éteindra donc avec lui.

Calistroupat ou Calestroupat: Il existe deux origines possibles du nom.
« Le nom est surtout porté dans la Haute-Garonne. Il semble renvoyer au hameau de Capestroupat à Ayguesvives (31) » (généanet) OU BIEN
« nom de famille du midi, un composé de calchaud et le participe passé de l’ancien occitan estroparenve qui signifie envelopper, emmailloter c’est-à-dire, chaudement enveloppé. Sobriquet d’un homme frileux » (filae)

Robert ECHE, assassiné

Un des descendants d’Antoinette LESCURE, Léon ALLIGUIÉ (1878-1943), a emigré en Californie vers 1900. Il pensait y avoir une vie meilleure. Malheureusement, son unique petit-fils Robert ECHE se fera assassiné par un tueur en série, Stephen NASH. Ce dernier aura tué onze personnes avant d’être exécuté par la justice américaine en 1959.

En 1956, il tue Robert (un étudiant de 22 ans) de plusieurs coups de couteau car il le trouve « trop stupide pour avoir accepter un salaire aussi bas pour son travail ». Il le plonge ensuite avec sa voiture dans la baie de San Francisco. Robert sera retrouvé 6 mois plus tard.

Sources: The_San_Francisco_Examiner_Tue__Dec_11__1956_ (1)

Quelle originalité pour les prénoms!

Mes ancêtres Joseph BERNARD (dit Gigassou) et Marie CHAPERT vivaient à Puisserguier et se sont mariés juste après la révolution française (en 1792). Ils ont eu au moins 4 enfants (sûrement plus) mais ils manquaient cruellement d’originalité pour les prénoms ????

En 1802 est né: François
En 1805 est née: Marguerite

jusque-là, ça va …

Mais en 1809 naissent des enfants jumeaux: Jean François et Françoise!
Le frère ainé François est encore en vie à cette date-là.

Le père s’appelant Joseph (le grand-père Pierre), la mère Marie (le grand-père Pierre également), on ne comprend pas trop cet attachement au prénom François…

Il semblerait que Jean François se soit fait appelé « Louis ».

Bilan 2018

L’année 2018 s’est déclinée en trois grands projets:
– des recherches et donc des articles détaillés sur certains ancêtres choisis
– l’ajout de nombreux lointains ancêtres directs sur différentes branches
– les recherches par l’ADN
et quelques recherches annexes (archives notariales, archives judiciaires, archives universitaires et archives de la Réunion).

Au premier semestre, à la suite des articles sur Noël François FERLUS et Louis BROS en 2017, j’ai publié 6 portraits d’ancêtres:
– Louis CABRIT (1853-xx)
– Marie VIDAL (1860-1948)
– Amédée DOMERGUE (1849-1921)
– Pierre COLOMBIER (1848-1916)
– Marie MAHNES (1817-1884)
– Joseph CAMMAN (1819-1891)

Par la suite, j’ai pu, grâce au travail de nombreux généalogistes aveyronnais, rajouter un bon nombres d’ancêtres directs à mon arbre. Je remonte maintenant complètement 7 générations, souvent 8 et parfois 10 générations (soit jusqu’au XVIe siècle). Il se pourrait même que j’ai des ancêtres nobles (seigneur de Vallongues) mais je n’en ai pas encore la preuve par les archives.

Au dernier trimestre 2018, j’ai analysé les résultats ADN de mon père et j’ai retrouvé plusieurs cousins: Claudine, Isabelle et Anne, cousines DOMERGUE au 6ème, 7ème et 8ème degré. Catherine du côté CABRIT à la 10ème génération. Jonathan et Bernard du côté BROS au 7ème et 9ème degré. Et enfin, Mireille, une lointaine cousine côté CABRIT au 13ème degré! Notre ancêtre commun vivait en 1550! J’étudie actuellement notre connexion avec Jim, un Québecois. Notre ancêtre commun devait vivre au XVIIème.

En avant pour 2019!

Robert BERNARD, ingénieur

Une source peu ou pas connue

#LeMoisGeneatech – du 1er au 7 février : Présentez une source peu ou pas connue. Vous avez probablement utilisé un jour dans vos recherches généalogiques une source plus originale que les habituels registres – paroissiaux ou d’état civil – , les actes notariés ou les registres matricules ? Avez vous plongé dans les archives judiciaires, les archives commerciales, les archives de la police ou des hôpitaux? Et les archives du monde du travail, les archives des écoles, les transmissions orales de souvenirs, les monographies communales, les sociétés savantes ? Et tant d’autres … Racontez nous comment vous avez utilisé cette ressource moins habituelle et partagez votre expérience.

J’ai écrit cet article il y a bien longtemps mais le sujet se prête bien au défi de Geneatech.

En relisant un article de journal, je me suis aperçue que j’avais laissé passer un détail qui allait me permettre d’en apprendre plus sur la scolarité et la formation de mon grand-père.

Nécrologie de la grand-père de Robert BERNARD en 1930
 

Dans cet article, on peut lire « Robert Bernard, élève à l’école supérieure d’électricité de Paris ». Irma CAMMAN étant décédée en janvier 1930, j’en déduis donc que Robert faisait partie de la promotion 1930 de cette école que l’on nomme aujourd’hui SUPELEC.
Grâce à cette information, j’ai pu avoir avoir accès à des archives dont j’ignorais l’existence et retracer la scolarité de Robert au lycée, à la faculté et donc à Supélec.

Robert a passé un bac C suivi d’une année en « mathématiques élémentaires  » et d’une année en « mathématiques spéciales » au lycée d’Alger (« math sup » et « math spé »). Ensuite, il a étudié deux années scolaires à la faculté (université) d’Alger où il a obtenu le certificat de mécanique rationnelle, le certificat de physique appliquée et le certificat de physique générale. Il y a également appris l’anglais.

Université d’Alger dans les années 1920 (source: Wikiwand)

 

Avec sa licence en poche, Robert pose sa candidature pour intégrer Supélec à Paris en expliquant son parcours scolaire. Il est accepté et aura même droit à une bourse. Le voilà donc étudiant à Malakoff. Il habite en résidence universitaire au 21 boulevard Jourdan, Paris XIVe et rejoint quotidiennement son école à quelques 3 km de là. Aujourd’hui, ce bâtiment héberge la fac de droit (université Descartes). Supélec a déménagé à Gif-sur-Yvette sur la plateau de Saclay.
Robert passera une année scolaire dans cette grande école renommée. Il y sera un (très) bon élève et finira sa formation avec une moyenne de 15,78/20 et sera classé 54ème/162.
Par la suite, il sera embauché par le Gouvernement Général d’Algérie à Alger en tant qu’ingénieur.

Supélec à Malakoff
Ecole supérieure d’Electricité à Malakoff (source: Wikipédia)

J’ai une copie de tout le dossier (16 pages) que l’archiviste de Supélec m’a fait parvenir rapidement. En plus des informations ci-dessus (lettre de motivation, description du parcours scolaire, demande de bourse), j’ai deux lettres que Robert a écrites au directeur de l’école au moment de son admission et qui permettent de voir sa façon d’écrire et son état d’esprit à cette époque. Il y affirme, entre autre, avec véhémence que la faculté d’Alger forme ses étudiants aussi bien que les universités de Métropole et que sa licence vaut autant que la même licence obtenue à Paris. Ce qui évoque peut-être un rejet des Pieds-Noirs à cette époque?
Je n’aurais jamais pensé accéder à ce genre d’informations sur mon grand-père que je n’ai malheureusement pas connu.

Sources:
Retronews pour l’article de journal.
Wikiwand et Wikipédia pour les images.
Dossier personnel de mon grand-père étudiant à Supélec envoyé par l’école.

 
 
 
 

La généalogie par l’ADN

Tout est parti d’une question. Etant donné notre air très méditerranéen, avons-nous des ancêtres nord-africain ? Officiellement non. Les archives nous disent aveyronnais (et cantalou) depuis plus de 350 ans. National Geographic propose un test ADN pour connaître ses origines. Mon père m’offre donc son ADN à Noël. Les résultats nous sont envoyés mais complètent également de manière anonyme la banque de données de l’étude mondiale sur l’origine des espèces. Nous faisons donc partie d’une grande recherche internationale !

Les résultats montrent que nous partageons l’ADN des français du sud et éventuellement des italiens du nord et … rien d’autre. Donc nous sommes bien aveyronnais !

 
 
 
 
 

L’histoire devait s’arrêter là. Mais ces derniers mois, beaucoup d’articles ont été écrit sur la généalogie par l’ADN. Curieuse, j’ai commencé à m’y intéresser.

National Geographic propose de télécharger (download) le fichier Excel de ses propres données brutes (une immense suite de lettres et de chiffres). On peut alors le télécharger (upload) sur un site spécialisé pour le comparer à d’autres profils ADN partout dans le monde.

Et je me suis laissée prendre au jeu…

Les premiers résultats sont étonnants. Nous partageons un bout d’ADN avec des dizaines de personnes qui ont un nom à consonance anglaise (américaine) et quelques danois !

Au bout de quelques semaines, j’ai fini par maitriser les outils que propose le site pour filtrer et comparer les résultats. Puis, je me suis lancée et j’ai contacté par mail une première personne.

Mon premier essai est réussi. Non seulement, la personne (Anne) est très sympathique mais en plus, il ne nous faudra que deux échanges pour trouver nos ancêtres communs dans nos arbres respectifs. Les résultats ADN nous offrent donc bien ce qu’ils promettent.

Dans ce cas, la mère d’Anne et mon père partagent 23,1 centiMorgans sur le chromosome 1. Ils sont parents à la 7èmegénération par le couple Domergue/Lescure au milieu du XVIIIe siècle.

Mon deuxième essai sera moins concluant bien que très intéressant. Je ne retrouve pas une, mais quatre personnes qui partagent exactement le même segment d’ADN que nous. Nous avons donc tous les mêmes ancêtres !

Ces personnes sont canadiennes ou américaines mais ils disent tous avoir des racines québécoises et donc des ancêtres français. Nous partageons entre 13 et 16 cM donc on peut en déduire que nous sommes parents à la 7ème, 8ème ou même 9ème génération. Cela remonte donc très loin et les recherches sont plus difficiles car nos arbres ne sont pas tous complets pour cette période (début du XVIIIe voir fin du XVIIe). Nous cherchons donc encore activement.

Entre temps, j’ai contacté d’autres personnes et trouvé de nouveaux cousins. Bernard à la 9ème génération (du côté Bros), Isabelle à la 7ème du côté Domergue, Jonathan à la 7èmedu côté Bros. Pour Alexia, Etienne, Mireille et Christine, nous cherchons encore. En effet, ces personnes ont toutes fait un test ADN pour connaître leurs origines mais ne font pas de généalogie. Nous ne pouvons donc pas comparer nos arbres.

J’utilise depuis quelques jours le site DNApainter qui permet de faire des recherches approfondies (des triangulations) et de savoir sur quelle branche (maternelle ou paternelle) il faut chercher puisque nous recevons tous 23 chromosomes de notre mère et 23 de notre père.

 
 
 
  

Ces contacts avec des cousins éloignés permettent de découvrir des faits intéressants sur sa propre généalogie. Bernard m’a appris que nous étions parents avec François Marty, cardinal de Paris. Les canadiens m’ont permis d’en apprendre plus sur la colonisation du Québec au temps de Louis XIV.

Né au mois de mars, il y a 199 ans: Joseph CAMMAN (1819-1891)

Joseph CAMMAN est le grand-père du grand-père paternel de ma mère. Il est le père d’Irma CAMMAN qui épousera Fidel BERNARD.

La famille CAMMAN est originaire de Pardailhan dans l’Hérault. Pardailhan est une commune qui compte 1170 habitants au début du XIXe mais qui n’en compte plus aujourd’hui que 180! La population a été considérablement réduite après la première guerre mondiale.

 

Le patronyme CAMMAN n’est pas très répandu en France. On le retrouve à l’origine surtout dans l’Hérault et dans l’Aude. Le nom représente la variante de « camand », forme de l’ancien français « caimand » mendiant, quémandeur.

 Ascendance :

Le père de Jospeh, né en 1799, se nomme Cyprien. Il est agriculteur et originaire de Pardailhan. La mère se nomme Victoire DECOR, elle aussi née en 1799. Les parents de Joseph vivront très vieux. Cyprien décède à 89 ans et Victoire à 90 ans.

Les grands-parents paternels sont Joseph CAMMAN (1765-1855) et Marguerite DECOR (1759-1824). Les grands-parents maternels sont François DECOR (1762-1838) et Modeste CATHALA (1764-1842). François et Marguerite sont parents à la 4èmegénération. En fait, à l’époque, à Pardailhan, il y a beaucoup de CAMMAN, DECOR et CATHALA!

Decor : L’origine du nom n’est pas connue.

Cathala : bien plus répandu, également originaire de l’Hérault, l’Aude et le Tarn. Variante de « catala », nom ethnique désignant l’originaire de la Catalogne.

Oncles et tantes :

Cyprien a trois frères (dont un mort à un an et un autre à 17 ans en 1813), un demi-frère et trois demi-sœurs par sa mère. Victoire a quatre sœurs et quatre frères.

La famille CAMMAN-DECOR est donc une très grande famille ou les parents, grands-parents, oncles, tantes, cousins et cousines cohabitent à Pardailhan. Une partie de la famille déménagera pour Quarante dans les années 1850.

Naissance et fratrie :

Joseph né le 16 mars 1819, un an après le mariage de ses parents qui ont tous les deux 19 ans. Il est donc le fils ainé et aura ensuite deux frères : François (janvier 1821-1856) et Adrien (décembre 1821-après 1911) puis une sœur, Modeste (1825-après 1911).

Sa femme … et cousine germaine : Marie Anne DECOR

Marie Anne, née à Pardailhan en 1824, est la fille de Pierre DECOR, un des frères de Victoire (souvenez-vous, c’est la mère de Joseph). Victoire, sa tante, devient donc également sa belle-mère par ce mariage.

Marie Anne est orpheline très tôt. Sa mère meurt quand elle avait 6 mois et son père quand elle avait 15 mois. Ses grands-parents maternels ne peuvent pas la prendre en charge car ils ne vivent pas longtemps non plus. C’est donc chez ses grands-parents paternels que Marie Anne grandira. Ces grands-parents là qu’elle partage avec son mari Joseph !

Marie Anne a un frère ainé, lui aussi prénommé Joseph, qui a 3 ans de plus qu’elle.

 
 
 

Mariage, vie commune et enfants :

Joseph et Marie Anne se marient le 6 mars 1843 à Pardailhan. Sont témoins de leur union:

Joseph Decor, le frère de Marie Anne (22 ans), un autre Joseph Decor, cousin des époux (40 ans), Modeste Cathala (grand-mère de Marie Anne et tutrice de celle-ci), Victoire Decor et Cyprien Camman, parents de Joseph.

 
Joseph Camman / Marie Anne Décor / Cyprien Camman
(Montagne) / Joseph Décor / (Lignous)
Cathala / Joseph Décor
 

Ce n’est, semble-t-il, qu’en 1847 que nait leur premier enfant : Joseph Cyprien Floréal. Pourquoi « Floréal » ? La famille a-t-elle été révolutionnaire ? Viennent ensuite Léocadie en 1849, Irma (mon aïeule) en 1852, Marie en 1857, Irénée Lucien en 1859, Joséphine en 1863 et enfin Olympie en 1869, alors que Marie Anne a 45 ans.

Les trois premiers enfants naissent à Pardailhan. Tous les suivants à Quarante. La famille (incluant les parents Cyprien et Victoire ainsi que le grand-père Joseph) a donc déménagé pour s’installer à Quarante (lieu-dit Barrès) entre 1852 et 1855, date à laquelle le grand-père y décède. Pourquoi ?

Les enfants grandissent et se marient à leur tour. Joseph et Marie Anne ont la joie de vivre ces mariages et les naissances de leurs petits-enfants Ida, Joseph Gaston Augustin, Irène, Félice, Louise, Antoinette, Calvin, Charlotte, Germain (mon arrière-grand-père), Valentin Armand, Louise, …

Joseph CAMMAN décède le 29 juillet 1891, à l’âge de 72 ans. Sa veuve Marie Anne décèdera en février 1905 (81 ans) à Barrès, Quarante.

La famille FERLUS fait un gros emprunt en 1909

Je viens de recevoir un document notarié qui décrit un gros emprunt de la famille FERLUS le 15 mars 1909.

François FERLUS et Noëlie CASTEL son épouse, François FERLUS (neveu du premier) et Jeanne COLOMBIER son épouse, Marie VIDAL veuve Etienne FERLUS (mère du second) empruntent 13.000 Francs à monsieur COMBAS (au taux de 5%) et pour cela hypothèquent plusieurs propriétés:

  • une maison au 9 rue du chapeau Rouge
  • une maison au 10 rue des soeurs grises
  • une maison au 19 rue Paul Riquet
  • une maison au 7 rue des soeurs grises
  • une vigne 37 ares 10 centiares à Béziers
  • une maison au 1 rue des tisserands et 5 rue des soeurs grises (usufruit Marie VIDAL, propriétaire François FERLUS épouse COLOMBIER)
  • et une maison au 19 rue Ermengaud (Marie VIDAL)
  • Le salaire moyen est de 3 à 5 francs par jour. François FERLUS (COLOMBIER) a, par exemple, acheté un « sol à bâtir de 63 m2 » à Valras-le-Plage un an auparavant pour 378 Francs.

François (représentant de commerce) et Noëlie n’ont pas d’enfant, François (employé de commerce) et Jeanne ont pour l’instant la petite Anne. Marie VIDAL (marchande de salaisons), veuve, vit avec son fils.

Pourquoi un tel emprunt, tous ensembles, à cette date?